12.02.2008

Quand on n'a plus les anges...

14ddf02f3474ce58077e014cc52a11eb.jpgEntre Eros et Thanatos les dés sont pipés ! C'est le temps qui gruge, qui gagne, qui use. Quand l'Eros est lumineux est il plus confronté à cette guerre sans espoir ?

De l'ombre vers la lumière elle s'est glissée. D'un monde à l'autre comme sur un fil d'araignée, du sommeil à l'éveil, elle s'est faufilé. Du coin de mon oeil à ma joue glissant sur ma peau, une larme m'a réveillée.

Les anges de mon enfance continuaient la guerre dans cet autre monde qu'on nous promettait. Comme jamais on ne connaissait la fin puisqu'il y avait éternité, jamais on ne pouvait prétendre savoir l'issu du combat.

Maintenant qu'on a perdu les anges ....

01.10.2006

Étoile d'octobre

medium_etoile.2.jpgMes larmes rigolent. Dans le miroir aux alouettes mon reflet grossis la peine. C’est comme l’amour qui ne te regarde pas. Tout cela a si peu à voir avec toi. C’est l’amour en libération conditionnelle dans sa chemise rayée. Les si conjuguent toujours le verbe à l’imparfait.

 

Il y a des matins, où je donnerais mes ailes. Il n’y a plus que les anges pour croire en l’amour. Etre amoureux d’une étoile.

 

Je ne veux pas tuer l’enfant. C’est elle qui écrit. C’est elle qui pleure aussi quand les étoiles tombent comme une pluie.

 

Je ne veux pas tuer l’enfant. C’est elle qui prie.  C’est elle qui croise les doigts pour qu’il en reste une, la nuit venue.

 

Je ne veux pas tuer l’enfant. C’est elle qui sait rêver.

 

Ne lui dites pas la vérité, laisse la dessiner.

 

Jeanne (oct 06)

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28.09.2006

C'est ainsi que les femmes vivent ...

Je ne sais pas exiger. Je ne sais pas dire cet homme est à moi. Je ne sais pas crier, faire des scènes, manipuler. Je ne connais que laisser libre.

Je ne sais pas oublier que l'autre ne voulait pas être là, que je l'ai exigé comme je vois qu'elles font autour de moi. Comment se réjouir de sa présence si je sais qu'il ne veut pas être là ?

Je ne sais pas rappeler l'engagement, les responsabilités. Je ne sais lui dire...tu m'as je t'aime...ne l'oublie pas.

Je n'ai jamais su et je les laisse partir le coeur brisé. Pendant ce temps je regarde les femmes qui exigent, celles qui punissent, celles qui privent.  Et leurs hommes restent...

Je ne sais pas posséder, je ne sais qu'accompagner. Je ne sais pas les empêcher de regarder la beauté, je la regarde avec eux. Je ne sais pas dire , haut et fort, c'est mon droit !  Je ne comprends pas.

Et je les regarde vivre toutes ses femmes qui se sentent le droit de ceci ou cela. Si tu veux ma présence, oublie tes autres amitiés, si tu veux mon amour, promet moi ceci ou cela....

Je ne sais pas marchander.

En fait certains soirs, je me dis que je ne sais pas vivre.

Jeanne