28.01.2009

Regard

Il y a des textes que nous croisons sur internet et qui sont des perles.  Auteur inconnu....

Nous pouvons avoir tous les moyens de communication du monde, mais rien, absolument rien, ne remplace le regard de l’être humain.

 

08.08.2006

Inespérance

Une amie m’écrivait : « J’ai appris beaucoup, ouvrir son cœur, c’est se rendre vulnérable »

J’aurais envie de lui dire que je ne sais pas. Et si ouvrir son cœur s’était la seule solution possible. Si on laissait les portes ouvertes qui pourrait les défoncer ?

Est-ce l’amour que l’on ressent qui blesse ?  N’est-ce pas plutôt la forme que l’on veut qu’il prenne ? N’est ce pas plutôt les gestes, les mots, que l’on attend de l’autre et qui ne viennent pas qui blessent ?

Je t’aime, je te veux. Je te veux sous mes yeux, je te veux à mes côtés. Je t’aime je veux participer à ta vie. Je veux que tu sois là, que nous fassions ceci ou cela ensemble. Je veux être ton bonheur, ta joie.

Et parfois c’est possible…du moins un temps … Être la joie de l’autre, voir ses yeux s’allumer du plaisir de se poser sur notre peau. Être la joie de l’autre, l’entendre rire. Être la joie de l’autre, le faire rire. Être sa joie, son plaisir, plaisir partagé, plaisir donné, plaisir reçu, n’est ce pas cela l’amour, aurais-je envie de dire. Être son refuge aussi, se réfugier dans l’autre. Être son unique plaisir ?

Oui aurais-je envie de dire. Mais je sais que je mens, que je me mens. C’est ce que je voudrais que l’amour soit. Cette image sans égratignure, cette image de partage, de réciprocité.

Mais l’amour est plus grand que cela, plus exigeant aussi. L’amour est plus seul que cela.

L’amour est toujours seul. Il n’existe que dans celui ou celle qui le ressent. Le ressentir est déjà un cadeau de la vie, une vibration intense, souvent imprévue, souvent insensée, mais toujours comme une richesse possible.

L’amour est une porte ouverte. Il s’offre peut-être, ne se donne pas, ne se prend pas.

Non ma belle amie, l’amour ne rend pas fragile, il rend fort. Ce sont les images que l’on projette et qui n’arrivent pas qui nous sont déceptions et souffrance. Ce sont les formes que l’on lui donne et qu’il ne prend pas qui nous sont déchirures. Comme ces toiles toujours imparfaites qui n’arrivent pas à rendre, soit la profondeur, soit la perspective, soit les couleurs de nos délires.

Toi qui peint , tu sais bien….l’amour est le pinceau, la couleur, mais la toile est souvent le pâle reflet de l’élan ressenti. Même quand elle est réussie, quand nous en sommes content, le contentement ne durera qu’un instant. Que ce moment avant que l’on s’attaque à une autre toile et qu’on donne un autre visage a ce que l’on ressent. Si notre amour fait le geste, dit le mot que l’on attend,  ne s’empresse-t-on pas d’attendre un autre geste, un autre mot ?

L’amour est-il élan ou œuvre ?

Inespérance …voila le mot que je voulais inventer pour toi … comme une fleur rare à mettre sur ta peine.  Ne te referme pas.

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