07.02.2008
Liberté ? !
Dans la suite des correspondances à partager
17:15 Publié dans Correspondance | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : liberté, correspondance, réflexion
26.10.2007
L'amour ? L'amour !
Beaucoup d'eau, beaucoup de mots, depuis le début de ce blog. Beaucoup de mots qui essaient parfois de dessiner l'amour. Y mettre des traits, des émotions, le définir, le déchiffrer, le vivre. L'amour des couples celui dont les magazines parlent, analysent comme un objet convoité. L'amour dans l'absolu, celui qui n'a ni âge, ni sexe. La source...
Mais la leçon vient parfois d'un maître imprévu.
Elle a 4 ans et demi. Son père est hors du pays depuis un mois. Elle s'ennuie.
Elle me dit en pleurant comment il lui manque et elle me dit (toujours en pleurant) : " J'espère que papa ne pleure pas parce que je ne suis pas là."
L'amour vous dites....
09:17 Publié dans Un coeur de sorcière | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Amour, ennui, réflexion
12.05.2007
Un jour ...l'amour ....
Un de mes amis avait l'habitude de dire: " Cette femme de rêve, elle finit par se construire. Elle prend au fil des ans, un peu de chaque femme aimée et ainsi La femme est irréconcilliable avec la Femme rêvée...
Il en est ainsi de l'amour humain. Chacun laisse en nous une trace indélébile : la richesse d'un geste, d'un trait, d'un regard, une présence, une absence même qui n'appartient qu'à cet amour là, un détail qui fait la différence. Je sais déjà, à peine entrer dans la cinquantaine depuis quelques mois, que les années vont mélanger leurs visages, leurs voix et qu'ainsi mon viel âge me retrouvera berçant mon homme idéal.
Il n'y a que le renoncement à nos images, le renoncement à notre imaginaire construit qui peut l'ouvrir encore et ainsi reculer l'horizon, le tendre à l'infini, comme un drap blanc sur une corde à linge un samedi matin de ciel bleu et de bon vent. Mais le renoncement est un chemin difficile...car le mental est un bel argument.
Bon samedi 
08:25 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : amour, mental, reflexion
10.08.2006
Je suis le temps
Je dors dans l’ambre. Lovée au cœur de la résine je respire depuis la nuit des temps. Il m’a fallu bien des années pour comprendre que la lumière dorée était mienne. Il m’a fallu bien des années pour comprendre.
Que je ne viens pas de ce jour, que je ne viens pas de ce siècle que tout est relié. Il m’a fallu toutes ses années pour comprendre que le temps est un allié.
Il aura fallu un rêve, ou deux et même des centaines pour sentir que ce que je cherchais dehors dormait paisiblement dedans.
La peur n’existe plus et c’est le sens de la liberté. Je n’ai plus peur de te perdre car je t’ai rencontré, plus peur de me perdre, ni de m’oublier. Je n’ai plus peur de l’absence, plus peur du silence, plus peur de vivre, de respirer.
Il faut parfois longtemps à l’âme enfant pour respirer. Il faut parfois longtemps pour accepter d’être ici, dans ce maintenant que l’on n’appréhende jamais tout à fait. Mais qu’est ce que des années ?
Je suis là maintenant. Et ma joie est de celle que l’on a envie de crier. Je suis là maintenant et le temps est omniprésent. Il est court, il est long, il est comme un ruban entortillé.
Chaque matin est un regard neuf, celui de l’enfant qui hurle en naissant. Chaque matin est celui du miracle sans cesse renouveler de respirer.
Je dors dans l’ambre depuis la nuit des temps et pour la nuit des temps, sans peur, sans confiance, sans passé et sans avenir. Je suis le temps de mes cellules, celui de devenir, celui pas assez et celui à venir. Je suis le temps de l’amour et de l’indifférence, celui de mes prisons et de mes délivrances. Je suis le temps que je prends, celui que je laisse. Le temps qui s’écoule ou qui s’arrête. Je suis le temps d’avant et celui d’après. Tout passe qui ne passera pas, tout revient qui est resté là. Je suis l’aller et le retour, ici et là à la fois.
10:25 Publié dans fragments blancs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Temps, poésie, réflexion, amour, années, joie
18.07.2006
Là ou l'on tente encore une fois de parler d'amour...
Je ne sais pas comment fonctionne la vie. On ne m’a pas donné de mode d’emploi. Mais je sens des choses et j’ai choisi d’écouter ce senti.
Tout ce qui va suivre est donc très subjectif. C’est ma réflexion de solitaire sur mes relations avec l’autre, une partie du moins.
D’une part cette angoisse de la solitude intérieure, cet emprisonnement sous la peau, ces si petites fenêtres que sont les sens pour nous permettre d’appréhender l’univers. Fermer les fenêtres et vous voilà aveugle, sourd, sans odorat, sans goût, immobile sans toucher, fermer les fenêtres et vous voilà mort. C’est une image vertige, une image précipice ou l’on sombre dans un voyage sans retour. Si on arrête cette histoire ici on est dans une histoire d’horreur. Mais, peut-être que prisonnier ainsi au cœur de soi, l’univers prend d’autres formes aussi infinies à découvrir que l’univers des sens. On peut penser par exemple à la variation des battements de notre propre cœur. On peut penser que l’on « entendrait ou sentirait » (on manque même de mot pour imaginer cette réalité) le sang circuler dans nos veines. On peut imaginer…
D’autres parts (ou de la même part ? ) cette pulsion qui nous pousse vers l’autre. L’autre qui n’existe pas sans les fenêtres des sens. L’autre que l’on voit, l’on entend, l’on touche, l’on goûte, l’on sent. Ce miroir de soi qu’est l’autre ou l’on se regarde tour à tour être ceci ou cela mais surtout ce miroir tableau noir ou l’on s’apprend. On nous a appris que les relations avec les autres étaient ceci ou cela. Que l’amour était cet élan qui nous donne envie de tout connaître de l’autre, qui nous donne envie d’être à chaque instant auprès de lui. On nous a appris qu’il fallait que cet élan se traduise en quelque chose de concret, quelque chose comme une alliance. Une alliance…n’est ce pas ce que nous occidentaux avons fait avec ce dieu d’amour…une alliance.
Mais l’amour existe par lui-même. Il est cette expérience personnelle, expérience qui bien que commune à beaucoup d’humains (mais peut être pas à tous – disons que je trouverais présomptueux de dire à tous) ne s’apprend pas avec l’expérience des autres.
L’amour c’est cet éclair qui déchire la nuit. Il est présent chaque fois que nous avons envie de nous dépasser, d’être plus grand, d’être plus beau, d’être plus vivant. Il est présent chaque fois que nous avons envie de tendre la main, de partager. Et surtout…il a tous les visages et encore des visages que nous ne savons pas imaginer.
On le croit parfois éphémère mais au contraire, il est très constant pour peu que l’on sache le reconnaître et ne pas lui attribuer des tenants et des aboutissements qui ne sont pas les siens, comme les alliances.
L’amour n’existe pas pour marier les gens. Il n’existe pas pour qu’ils se reproduisent. Ce sont des conséquences toutes occidentales de l’amour, occidentales et temporelles. Autres temps, autres mœurs, autres lieux, autres mœurs. Mais l’amour lui n’a pas de temps ou de lieu.
L’amour existe pour nous donner envie d’être plus grand. Il existe pour nous convaincre de s’ouvrir, de partager. L’amour existe pour entretenir la flamme du dépassement. L’amour existe pour que l’on devienne le meilleur de soi même et qu’on l’offre à l’autre. L’amour existe pour que l’on cesse de se juger et que l’on se montre sans masque. L’amour existe pour qu’on invente le courage de l’authenticité. L’amour existe pour que l’on se tienne debout devant l’autre que l’on lui dise, voici, je suis moi avec toutes mes beautés, toutes mes laideurs et que l’on prenne le risque d’être reçu tel que l’on est.
L’amour existe pour que naisse la confiance que dans les mains de l’autre nos faiblesses ne deviendront pas des armes.
10:15 Publié dans Un coeur de sorcière | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : amour, réflexion, tendresse, armes, confiance
29.06.2006
Etre le désir de l'autre
Etre le désir de l’autre.
Ma mère, dieu ait son âme, me voulait belle. Elle me voulait belle et sage. Elle m’admirait et m’enviait. Elle enviait ma liberté, ma rébellion quotidienne, qui comme on le sait, ne sied pas à une femme. Elle et moi on s’aimait de ce lien du sang, lien de la peau, lien du ventre, qui nous lie profondément à celle qui nous a donné la vie.
C’est avec elle que j’ai appris la douleur de décevoir.
Décevoir.
Ne pas être le désir de l’autre. Ne pas être conforme à ce que l’on attend de nous.
Rebelle. Il y avait dans notre rapport toute la dualité qu’il y a souvent dans les rapports de couple. J’étais à la fois, plus et moins que ce qu’elle voulait. Si elle me lisait ce matin, elle dirait qu’elle m’aimait comme j’étais, comme je suis. Moi j’ajouterais en souriant, à condition que je veule bien être un peu ce qu’elle attendait de moi.
Curieusement je n’ai jamais senti que je décevais mon père. Avait-il moins d’attentes ? Ou aies-je réussi à être ce qu’il désirait ? J’étais le fils de mon père qu’il appelait Fille. Pendant les 20 premières années de ma vie, je l’ai suivi partout en forêt. Examinant ensemble le moindre insecte, levant les yeux au ciel au moindre nuage, il m’a tout appris d’être libre, d’être seul ou seule. Sans le vouloir, sans le savoir. Je me souviens d’une nuit en forêt, il me disait que j’avais plus à craindre des hommes que des loups. Il me parlait dans le noir, en marchant et m’expliquait que si je respectais certaines choses, je ne risquais rien dans ce noir qui m’effrayait tant et que j’y étais plus à l’abri que sous les lumières de la ville.
Ma mère était femme de clan, mon père loup solitaire, entre les deux je ne pouvais que décevoir l’un ou l’autre. Pour être moi, je ne pouvais que décevoir l’un et l’autre.
Etre le désir de l’autre et décevoir.
Parle moins fort
Baisse les yeux
Ne gigote pas comme ça
Est-ce que je pourrais te saisir un instant
Je voudrais que tu comprennes
Écrire n’est pas important
Passe la balayeuse
Tu perds ton temps
Cesse de rêver
Assied toi mieux que ça
Touche moi
Ne me touche pas
Baisse les yeux
Tu peindras quand t’auras le temps
Mange
Dors
Va travailler
Ne me regarde pas comme ça
Tiens toi le dos droit
Souris je n’aime pas quand tu es triste
Ne pleure pas ou je m’en vais
Choisis
Décide toi
Baisse les yeux
Ne sors pas la nuit
N’aime pas n’importe qui
Ne sois pas naïve
Ne mange pas avec tes doigts
Sois toi et parle moins fort
Jeanne
01:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : désir, réflexion, liberté, amour
27.06.2006
Ou presque ...
Peut être que la liberté profonde c’est d’assumer la solitude inhérente à l’être incarné. Seul dans sa peau, seul sous sa peau, barrière infranchissable ou presque…
Se laisser pénétrer jusqu’à l’âme
S’ouvrir,
Mieux,
S’offrir
La douleur de s’ouvrir, le bonheur de s’ouvrir
Ne comprends-tu pas ?
Se laisser pénétrer jusqu’au cœur
S’offrir,
Mieux,
Se donner
La peur de s’offrir, l’intensité de l’attente, du voir venir
Anne ma sœur, ne vois tu rien venir ?
Ne vois tu pas ?
Ne sais-tu pas ?
Se laisser pénétrer jusqu’aux pensées
Se donner,
Mieux,
Appartenir
L’impossibilité de se perdre pour qui s’est trouvé
Je sais que tu sais
Se reprendre, être soi, s’appartenir
Seule,
Mieux,
Lucide
Bonheur et souffrance de la liberté
Bonheur et souffrance de la solitude
Inhérente, inhérente, incontournable lucidité
Incontournable solitude
Incommunicable beauté
De vivre
D’aimer
D’aimer vivre
Incontournable lucidité
Seuls sous notre peau
Et le droit, la possibilité, la chance inouïe
De faire comme si…
Comme si tes yeux étaient les miens
Comme si ce que j’y vois c’était moi
Comme si mes yeux ouvraient le chemin
Comme si mes mains savaient le tien
Se laisser pénétrer jusqu’à l’âme
S’ouvrir,
Mieux,
S’offrir
Briser l’inhérence un instant…
Jeanne
10:30 Publié dans fragments blancs | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : journal, poésie, réflexion, solitude, amour, tendresse, liberté
16.06.2006
Réflexion sur la créativité et l’amour
C’est une nouvelle série de billets que j’entame ce matin. Un soleil qui se lève. Je ne cache pas que les gens autour de moi, ceux que je connais de visu et ceux que je connais virtuellement sont pour moi la source d’inspiration. C’est dans le regard que je porte sur la vie, dans l’échange que j’ai avec les gens, que ce soit dans l’intimité de leur vie et de la mienne, à l’arrêt d’autobus ou au restaurant que je puise ma créativité.
Pourquoi écrire ? Pour être aimé me dit un ami précieux. J’aime inverser les questions. Ceux qui me lisent depuis un bon moment savent que les questions ne me sont pas torture. Elles me sont plaisirs et bien au-delà des réponses qui ne sont pas nécessaires. J’aime les inverser et les regarder comme les pièces d’un puzzle. Si on inversait celle là.
Pourquoi aimer ? Pour écrire. Pour être fertile, pour donner naissance encore une fois.
Je ne dis pas que c’est ce que je fais. Je dis que c’est imbriqué si intimement l’amour et la créativité, le besoin d’amour et le besoin de créer que je ne peux pas les démêler. En fait l’amour rend fertile. C’est dans l’ordre des choses. La fertilité « se sert » de l’amour pour propager la vie. La vie a inventé l’amour comme la vie a inventé des piquants aux chardons pour qu’ils s’accrochent à vos pantalons et ainsi voyagent à peu de frais et se propagent.
J’ai terminé L’angoisse du roi Salomon. Je le quitte à regret comme on quitte un amant chaleureux. Merci Michel. Romain Gary devait avoir de grandes capacités d’amour pour être si fertile. Son personnage principal dit :« … quand on aime comme on respire, ils prennent tous cela pour une maladie respiratoire »
A ce compte là je suis bonne pour le sanatorium. Mais c’est l’amour selon Jeanne.
Bon vendredi
Jeanne xxx
03:50 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : amour, quotidien, réflexion, écrire littérature

