31.12.2008

Québec émue.

 

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foule.JPGNous voilà au dernier jour de 2008. Cette année du 400ième de Québec, dont nous attendions beaucoup et qui nous a donné beaucoup.  Je pourrais vous parler de tous ces spectacles plus ou moins fascinants, plus que moins dans l'ensemble. Je pourrais vous parler de ces activités aux quatre coins de la ville durant toute l'année qui ont fait vibrer Québec comme une citée internationale qu'elle est devenue.

Mais je préfère vous parlez de la foule.  A plusieurs reprises cette année, Québec a été prise d'assaut par des foules immenses. Ces foules m'ont beaucoup impressionnée. D'abord, il faut dire que je n'aime pas particulièrement les foules, je préfère les individus qui la composent. Malgré cela, cette année, j'ai pris plusieurs bains de foule.

Je dois dire que les foules de Québec ont accru ma foi dans le civisme des gens. Vous pourrez m'objecter quelques gestes disgracieux ici et là. Mais les foules que j'ai vécu ont été extraordinaires dans l'ensemble et dans le détail.

Je me souviens particulièrement de celle du spectacle de Paul McCartney. Celle d'avant le spectacle était fébrile. La tension était palpable mais malgré cette tension,  la bonne humeur régnait. Vous circuliez dans la foule et receviez un coup de coude, aussitôt les excuses fusaient. Comme si le potentiel explosif de cette foule tendue était atténué par une politesse plus exhaustive que dans le quotidien. 

Mais c'est la foule après ce spectacle qui m'a le plus impressionnée. Un moment magique où des milliers de personnes marchaient dans les rues de Québec en chuchotant. Vous avez bien lu ! En chuchotant! Comme si l'émotion vécue lors de ce spectacle était tellement grande que les rues devenaient une continuité de ce rituel. 

Je garderai ce presque silence,  encore plus silencieux du fait des chuchotements des gens, dans ma mémoire précieusement.

Quand c'est une ville qui est émue ....on ne peut qu'être profondément touché.

Merci au 400ième pour ce moment magique.

Jeanne

08.07.2007

Festival d'été de Québec

Je vous reviens aussitôt que je peux...en attendant :

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25.06.2007

Quand Québec devienne païenne !

Parfois une image vaut mille mots. Merci à tous les gens qui m'ont permis de les photographier et de mettre leur image ici. Mille fois merci ! Cliquez sur la photo pour voir les albums complets !

Un autre regard ...

27.12.2006

Québec la blanche....

medium_byke.jpgMa ville blanche comme une page pour écrire....

 

 

 

 

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Blanche comme un refuge de silence ...

 

 

 

 

 

medium_parc.jpgSilhouette...mystère...magie blanche...

01.11.2006

En ce début de mois

La sorcière à lunettes voit parfois des fragments de monde. Alors silencieuse, elle préfère une image à un mot, une caresse à une image, un silence au bavardage...

Images .... de ma lunette ...

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15.10.2006

Je me souviens

A tous mes lecteurs d'ailleurs . 

(photo de Sergio Saccomano)

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Je vis au coeur d’une ville. En fait, c’est un gros village disent les gens de Montréal. En octobre, j’entends le chant des oies blanches qui passent au-dessus de Québec. Quelques pas et je vois le fleuve immense qui coule au pied du Cap Diamant.

 

Tout près de chez moi, il y a des centaines de kilomètres de forêts. Pas de ces belles forêts polies comme j’ai vu en France ! Des étendues immenses d’épinettes et de sapins, odorantes, impénétrables, sans sous bois. Des terres d’arbres chenus, tordus, mordus par les insectes qui les habitent trois saisons sur quatre.

 

Mon pays change de visage à chaque saison. Il change de couleur, il change de parfum, comme une femme qui voudrait avoir tous les visages de la séduction.

 

Orange et rouge se vêt l’automne. Il porte un parfum piquant et musqué. C’est un parfum de soir. Feuilles mortes, terre mouillée, le vent charrie les tristes pensées et laisse l’âme comme une page blanche. Muette ? Pas tout à fait, le chant des oies blanches inscrit sur la portée, chant nostalgie de celui qui quitte et qui dit…je reviendrai.

 

Vous a t’on  dit que les hivers étaient de plusieurs blancs ?  Les blancs presque chauds de la neige humide qui tombe à gros flocons. Les blancs bleus de celle plus froide, dame aux jambes serrées. Les blancs transparents de la glace, les blancs gris des villes, tant de blanc, tant de blancs. Ne croyez pas que les grands froids tuent le parfum de l’hiver. L’hiver sent le froid. Ces froids secs et intenses quand le mercure descend sous la barre des moins trente. C’est un parfum qui vient de loin. Un parfum qu’il faut respirer à petites doses. Un parfum qui brûle.  C’est un parfum de nuit.  L’hiver mon pays, c’est l’amour sous la couette ou devant la cheminée. Tout ce blanc par la fenêtre…et ta peau si chaude…

 

Le printemps mon pays a les verts comme d’autres ont les bleus je suppose. Les verts tendres des feuilles qui naissent, ne durent que quelques jours. Le printemps c’est aussi, le chant des cours d’eau qui sortent de leur grand sommeil. La glace qui renonce à grands cris de douleur. Il faut entendre les rivières se débarrasser de leur gaine trop étroite pour se remettre à respirer. Le printemps les gens marchent le nez en l’air et sourient aux oies blanches qui cette fois reviennent et chantent la joie du retour chez soi. Le printemps a tant de parfums qu’il vous étourdit.  Parfum puissant de tout ce qui dégèle, humus et promesses. Subtil mélange des parfums doux de la végétation qui renaît mélangés à ceux du nord qui s’obstinent encore. Parfois le printemps, on sent la neige et l’été en même temps. Celui là c’est un parfum du matin.   Mais le printemps chez moi, c’est surtout les femmes qui se dévêtissent, troquant les lourds manteaux trop longtemps portés pour les robes d’été  même quand l’air fait frissonner les seins sous le tissu trop léger. Le printemps c’est les jambes des femmes, pieds nus dans leurs souliers qui au moindre brin de soleil viennent chercher la caresse.

 

C’est pourtant en été que viennent les touristes. Cette trop courte saison, tissée d’extrêmes. De la fin de juin au début de septembre, le Québec oscille entre la canicule et les nuits à peine tièdes. L’été c’est les trop rares nuits chaudes où les gens ne rentrent pas se coucher. Ils restent sur le balcon, où ils dorment parfois pour profiter de chaque instant de la nuit. L’été c’est un parfum d’après midi à longueur de journée.  L’été c’est aussi la saison des chalets, là où les gens des villes retrouvent l’animal en eux…du moins parfois.

 

 Mon pays ce ne sont  pas ces quelques villes, trop petites pour être impressionnantes, trop semblables à toutes les villes d’Amérique pour être originales. Mon pays c’est l’espace, les parfums, la forêt et les gens silencieux.

Mon pays ce sont ces petites maisons le long de ses lacs ou rivières où les gens écoutent respirer la nature, où les gens habitués à tant de beautés ne savent même pas qu’ils sont amoureux. Mon pays ce sont ces villages sans grâce, qui s’émiettent de l’ouest à l’est, du sud au nord, se raréfiant vers le nord, s’étiolant vers l’est. Rien de ce que l’homme ne saurait construire ici ne pourrait rivaliser avec la beauté des paysages, les chants, les couleurs, les parfums de mon pays.

 

Mon pays c’est dehors qu’il se vit.

 

08.07.2006

Festival d'été de Québec

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Tous les ans, pendant 10 jours, Québec se transforme en une immense fête. J’adore le Festival d’été.  J’ai une préférence marquée pour la petite scène du Carré d’Youville où des groupes de musiciens du monde entier viennent faire danser, rire ou pleurer les québécois. Il se tisse parfois des moments magiques où l’émotion monte de la foule. J’y aie déjà entendu un silence fabuleux pour permettre une performance a capella sans micro, comme si pour une fois, on avait vu l’ange passé.

Hier c’était mon premier soir de festival. Bain de foule, par ce magnifique soir d’été, j’ai retrouvé la magie intacte.  Entre la lecture de poésie, une première, la voix de Vigneault, mais surtout les incontournables africains qui étaient au Carré d’Youville, j’ai reconnu ce moment de l’année qui me plaît tant.

Au pied du Capitol, les gens qui dansent et qui chantent cette poésie simple. « Le soir dans mon lit, je pense à toi, le matin, je pense à toi, je t’aime, ne m’abandonne pas. » Si simple…

 

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