23.12.2008

Voeux de Noël

voeux de Noel copie.jpg

21.12.2007

En échange d'un cadeau espéré...

Les vœux de Noël

Tous les ans à cette période de l’année il convient d’offrir ses vœux.  Je cherchais le fil qu’une certaine Ariane aurait pu laisser trainer dans mon cerveau pour vous écrire mes vœux de cette année. Tirant sur le x, il  a suffi d’un instant pour que le mot entier m’interpelle.

Les vœux, des vœux, mes vœux mais encore…

C’est un mot qui nous vient de loin avec son o et son e enlacés. C’est un mot de silence et de recueillement. Le vœu a à voir avec la dignité, carrément avec Dieu. Le vœu n’est pas banal, il n’est pas innocent. Dès l’an mille, le vœu est une promesse faite à Dieu.  Déjà marchand, c’est un souhait en échange d’une promesse faite dans le secret de son cœur.

Ne sentez vous pas que l’on approche du minuit chrétien ? Souvenez-vous du silence des églises et de la promesse faite à Dieu en échange du cadeau espéré.  «  Je promets d’être sage si…. »

Le vœu est aussi un geste d’humilité. On ne peut que souhaiter dans le vœu, on n’a aucune autorité pour réaliser le souhait. Position mal aimée dans notre société de toute puissance, d’être en contrôle on devient un instant cet humain vulnérable que nous ne cessons jamais d’être.

Voici maintenant le temps des vœux et comme je les comprends mieux, c’est seule chez moi dans le jour qui se lève à peine que je vous fais mes vœux.

En cette fin d’année 2007, je souhaite pour chacun d’entre vous UN INSTANT PRÉSENT.

Je vous l’emballerai dans les papiers de l’oubli car hier brise aujourd’hui. Lui nouerai une boucle d’avenir que vous devrez jeter pour l’ouvrir car demain prive aujourd’hui.

Je souhaite à chacun d’entre vous un instant d’éternité, un instant d’ici.

Dans le blanc de l’hiver, dans le silence du matin, avant la folie du jour, un instant pour respirer profondément et sentir la vie. Un instant qui ne soit pas un pont entre l’instant d’avant et celui d’après. Un instant unique, détaché, senti, vécu.  Comme une parenthèse dans une phrase, un instant bien à l’abri. Amoureux, solitaire, solidaire, affairé, désœuvré, nul qualificatif ne lui va c’est un instant. Ni la campagne, ni la ville ne peuvent l’abriter. Partout et nulle part, il surgit. Le temps s’arrête, le cœur s’apaise, la raison se tait, l’être habite le corps. L’instant est présent.

C’est mon vœu, mes vœux pour ce Noël.

Qu’est ce que je vais promettre en échange de mes vœux ? C’est un secret entre moi  et la vie.

A tous un Joyeux Noël et une Bonne Année 2008.  A tous un Instant Présent.

 Jeanne

07.12.2007

L'arbre de Noël Têtu

 

 b2bd7a654c15225c3c700c965bba7226.jpg
A Cassiopée, ma petite étoile de mer.  L'arbre de Noël Têtu

Il était une fois dans le sud du Québec une grande pépinière où poussaient des  arbres de Noël. Là, cordés en rang, bien sage, des centaines de sapins beaumier avaient été plantés avec soin. La propriétaire de la pépinière se vantait d’éduquer ses arbres de Noël. Elle les chouchoutait, les taillait,  leur apprenait tout ce qu’un arbre de Noël bien élevé devait savoir. Comment se tenir la tête droite, comment étendre les branches vers les quatre points cardinaux. Elle leur faisait écouter des chants de Noël de tous les pays car elle en exportait dans plusieurs pays.  En été, elle leur faisait écouter de la musique classique prétendant que cela favorisait leur croissance et parfois même se promenait dans leurs rangs en récitant de la poésie. Elle était très fier de ces arbres de Noël cultivés.

Comme des enfants dont nous sommes fiers, les arbres de Noël grandissaient la tête bien haute, content de faire partie d’une si belle famille. Dans un des coins de la pépinière, tout juste à la lisière, là où la forêt sauvage reprenait ses droits, grandissait un sapin un peu différent des autres. Sa situation, lui permettait d’étendre ses branches au nord et à l’est, sans gêner aucun voisin. Il touchait presque de ses longues aiguilles les herbes sauvages qui se faufilaient jusqu’à la lisière de la plantation. Bien qu’il se sente un peu seul parfois, il aimait aussi être différent des autres.

 Un jour de printemps, la propriétaire de la pépinière, faisait visiter sa plantation à un client qui voulait acheter plusieurs centaines d’arbres pour les amener à New-York pour le prochain Noël. Ils s’arrêtèrent tous les deux tout près de notre sapin. Le petit sapin tendit l’oreille. La discussion portait sur les grands conifères de la Vallée des fantômes dans les monts Valin. Fasciné, le petit sapin ne perdait pas un mot de l’échange.

" Ils sont si grands et poussent si près les uns des autres dans cette vallée abritée des vents qu’on dirait qu’ils serrent leurs branches tout contre leur tronc. Ils sont couverts de tant de neige qu’ils prennent des formes étranges. Dans la vallée règne le silence et les hommes ont la sensation de pénétrer dans une cathédrale. Les soirs de pleine lune, leurs longues silhouettes blanches se découpent sur le noir du ciel de la forêt, on  pourrait croire à une multitude de pèlerins marchant l’un derrière l’autre,  les yeux  levés vers le ciel. »

 Là dans la pépinière, durant que la propriétaire et le client devisaient, des images naissaient dans l’imaginaire du petit sapin. Il les voyait là, ces grands arbres imposants. Il rêvait de pousser à leur pied et comme eux de regarder vers le ciel.

Le client demanda à la propriétaire de la pépinière dans combien d’années seraient prêts à récolter les arbres qui les entouraient.

« Ceux-ci, ils seront prêts pour le millénaire, dit la propriétaire. C ’est ma cuvée de l’an 2000. Dans 5 ans, ils feront la joie des enfants du siècle. »

Mais le petit sapin avait maintenant un rêve différent. Chaque nuit de pleine lune, il songeait à ces grands conifères là-bas dans la Vallée des fantômes. Chaque nuit il s’exerçait à faire tout comme eux : à serrer ses branches contre son tronc et à regarder le ciel. On pousse comme on rêve. Le petit sapin grandissait à la même vitesse que ces congénères mais contrairement à eux, il tournait sa tête vers le ciel, la penchant même un peu vers l’arrière. Contrairement à eux qui bataillaient chaque jour pour étendre leurs branches le plus loin possible, il serrait les siennes le plus près possible de son tronc.

1999, c’était la dernière année du siècle ! Partout on préparait des fêtes grandioses. On achetait lumières et décorations afin de souligner ce tournant qu’on disait historique. Cette année là, on vendit des milliers d’arbres de Noël.  Comme prévu les voisins de notre petit arbre de Noël qui étaient devenus grands furent coupés, emballés comme il sied et partirent pour les quatre coins du monde.

Toutefois quand la propriétaire fière de ses arbres cultivés, arriva près de notre petit arbre de Noël, elle vit au premier coup d’œil qu’elle ne pouvait pas le vendre avec les autres. Pressé par le temps et les commandes, elle se dit qu’elle verrait à cela plus tard. Malgré tous les soins qu’elle lui avait prodigué ce petit sapin baumier s’était entêté à pousser tout en hauteur, les branches serrées contre le tronc, la tête levée vers le ciel au point de pencher vers l’arrière. Il était inutile de penser y installer une étoile.

Les années passèrent. D’autres sapins furent plantés autour du sapin Têtu. La production d’arbres de Noël s’était raffinée. La technologie était venue à bout du temps, on les avait modifiés génétiquement. Ils poussaient trois fois plus vite. Ils ne perdaient plus leurs aiguilles sur les tapis et on les utilisait pour faire du biocarburant lorsque la période des fêtes était passée.

Têtu regardait le monde changer. Il serrait ses branches contre son tronc et rêvait à la Vallée des fantômes. Une partie de lui savait bien que ce rêve n’était qu’un rêve, mais une partie de lui ne voulait pas y renoncer. Alors il levait les yeux vers le ciel.

C’était l’automne 2007. Cette année là, il avait neigé tôt. Tôt et abondamment, ce qui amena un agent de la Sepaq chez notre productrice d’arbres de Noël. Ils s’étaient fait surprendre par la neige,  n’avaient pas eu le temps de choisir la centaine d’arbres dont ils avaient besoin pour décorer les chalets d’hiver qu’ils louaient aux familles du Québec et d’ailleurs qui venaient passer quelques jours dans la forêt à l’occasion des fêtes.

Ensembles, la propriétaire et l’agent parcoururent la plantation. Tournant le dos à Têtu, ils choisirent les arbres à récolter. Quand il eut fini, l’agent se tourna de côté et tendit la main à la propriétaire pour sceller l’affaire. Ses yeux se posèrent sur Têtu.

« Il est bien étrange celui là. Que lui est-il arrivé ? »

Je ne sais pas, il a bien grandi jusqu’à 5 ans, puis soudainement il a pris cette forme là. J’ai eu beau essayer de lui faire ouvrir les branches, rien n’y a fait. Ca nous arrive de temps à autre, un petit arbre têtu qui pousse à sa façon. Je vais le couper bientôt pour faire de l’espace pour les autres. »

«Puisque vous le coupez, ajoutez le à ma commande, je trouverai bien à l’utiliser.»

«Parfait, on les livre où ces arbres ? »

Au chalet principal du parc des Monts Valin.

Ici, il est utile de prendre un moment pour imaginer le silence qui se fit dans le cœur de Têtu. Silence qui relevait plus de la stupéfaction que de la méditation ! Les  monts Valin! Son grand rêve ! Le rêve de sa vie. Il allait finir ses jours aux Monts Valin et avec un peu de chance, il verrait la Vallée des fantômes. Il en serait si près. Têtu était si ému qui si on l’avait regardé de près, on aurait pu voir toutes ses aiguilles frétillées de joie.

Tôt le lendemain matin, arrivèrent les hommes avec leurs scies qui ronronnent. Un à un, on coupa les arbres et on les emballa dans de grand filet comme autant d’oiseaux que l’on ne voulait pas voir s’envoler. Ce fut le tour de Têtu. C’est à peine s’il ressentit un frisson quand la lame le traversa. On l’emballa et si c’est possible il serra encore plus ses branches contre son tronc, convaincu que c’était ce qui lui avait permis de rejoindre son rêve.  La Vallée des fantômes…

On jeta les arbres dans un camion et tout déboula très vite après, comme dans les bonnes histoires qui doivent avoir une fin. Le lendemain Têtu vit de loin les Monts Valin. Que de beautés !  On déchargea les arbres en un immense tas devant le chalet principal. Têtu compris qu’on attendait beaucoup de familles pour Noël et que la décoration des arbres étaient une activité au programme. On les déposait par petits groupes de cinq ou six dans les camions à chenilles et ils disparaissaient dans le blanc du paysage.

La journée avançait. Le tas diminuait. Les véhicules se faisaient de plus en plus rares. Têtu n’osait même pas penser ce que son cœur craignait.

Allait il échouer si près du but ?

Quand le dernier groupe fut chargé dans la boite du camion, un homme avança vers Têtu qui gisait seul sur le sol. Armé d’une petite hache bien tranchante, il se mit à couper une à une les branches de Têtu. Si la lame de la scie l’avait à peine fait frissonner, le tranchant de la hache lui arrachait des larmes amères. Au fur et à mesure que son tronc se dénudait, Têtu voyait son âme s’envolée en copeaux. La sève s’écoulait de ses plaies, épaisse et collante, elle amenait avec elle son rêve. Têtu ne verrait pas la Vallée des fantômes. Il ne serait pas un arbre de Noël cultivé illuminant la forêt au pied des rois couverts de neige dont sa vie s’était sans cesse inspirée. Tout cela n’était qu’un rêve. Le rêve ridicule d’un arbre de Noël.

On le jeta sans ménagement dans la boite du dernier camion. Puis on coupa son tronc en quatre ou cinq grosses bûches et on les tira par-dessus ses branches. Le camion prit une route de montagne. Le jour descendait rapidement et bientôt la noirceur fut complète. Les kilomètres glissaient sous les roues du camion. La noirceur gagnait chaque parcelle des morceaux de Têtu. La sève ne coulait plus.

Le camion s’arrêta. Le moteur se tu. Une portière claqua puis le silence s’installa. C’était un silence particulier, un silence complet. Du fond de la boite du camion Têtu se dit que si un hibou s’était envolé il l’aurait entendu. Un silence blanc, un silence froid et comme toute chose, la nuit passa.

Le lendemain matin, le soleil se leva derrière une mince couche de nuage. Un homme vida le camion en séparant les branches et le tronc de Têtu. Les branches formaient un gros tas sur la galerie et les buches du tronc restèrent au fond de la boîte du camion.

Têtu se taisait. Il ne sentait plus grand-chose. S’il avait eu des yeux, je suis certaine qu’il les aurait fermés pour l’éternité.

A l’heure du diner, une immense bête à chenille arrivant. De son flanc sorti une ribambelle d’enfants accrochés les uns aux autres comme découpés dans du papier. C’était à qui criait le plus fort, c’était à qui riait le plus fort. Dans ce chahut qui brisait sans vergogne le grand silence de la forêt les enfants un à un pigèrent dans le tas de branches de Têtu. On choisissait, on rejetait, on se querellait.

Têtu résigné était prêt à tous les outrages.

La journée passa et les branches de Têtu se transformèrent en couronne. On y accrocha des boules, des imitations de gui en plastique, des cocottes séchées, des morceaux d’oranges, des bâtons de cannelle. Têtu qui avait été éduqué pour faire un arbre de Noël cultivé allait finir en couronne. Rougissant, il songeait à la propriétaire si fière…

Les enfants quittèrent en groupe vers les différents chalets, apportant avec eux des bouts de Têtu. Quand le dernier groupe s’éloigna, un homme ramassa la dernière couronne et la jeta par-dessus les buches dans la boîte du camion.

Le moteur ronronna dans le froid et le silence. Têtu regardait le ciel. Ils s’éloignèrent rapidement de tout endroit habité. Têtu laissa enfin couler ses larmes. Il aurait été mieux de ne pas rêver et d’étendre ses branches aux quatre coins cardinaux comme les autres arbres de la plantation.  Les larmes troublaient le regard de Têtu et la lumière de la lune qui se levait venait s’y refléter comme à la surface d’un lac. De grandes ombres apparaissaient de chaque côté de la route. On aurait dit des géants qui saluait en passant. Parfois on avait même l’impression qu’ils allaient emboîter le pas au camion.

Tout à coup, Têtu réalisa.

C’était la Vallée des fantômes, c’était la Vallée du silence et des grands conifères couverts de neige. C’était son rêve qui se déroulait là sous son pied, ou du moins sur ce qu’il en restait.

D’un seul coup Têtu oublia les outrages, il oublia les images de son imaginaire, il oublia toutes ses années où il s’était vu debout au pied des grands arbres. Il oublia ses branches arrachées à coup de hache, il oublia son tronc découpé en buches. Il était encore vivant et il était dans la Vallée des fantômes.

Si Têtu avait eu des yeux je suis certaine qu’il les aurait ouverts bien grands. Il vivait pleinement ce moment qu’il n’aurait jamais pu imaginer. Têtu en couronne, traversait la Vallée des fantômes et les grands conifères s’inclinaient sur son passage comme pour le saluer.

Est-ce que l’homme avait compris qu’il se passait quelque chose, ou était ce simplement la vie avec ces rebondissements imprévisibles ? Toujours est il que l’homme sorti du camion en emportant une à une les buches, puis dans un dernier voyage il prit la couronne et la déposa sur la galerie du chalet.

Toute la nuit Têtu pu regarder les grands conifères que la lune éclairait. Toute la nuit, il écouta les hiboux s’envoler. Pendant ce temps, dans l’immense cheminée du chalet, son cœur s’embrasait, son tronc se consumait en chantant, en sifflant, en pétillant.

Jeanne (déc 2007)

20.12.2006

Voeux de Noël - (il était moins une ..)

Bonjour à tous …

Mais qu’est ce qu’elle fait Jeanne cette année ? Pas de vœux de Noël ! Pas de conte, pas de son, pas d’image ??

Le temps est passé trop vite cette année. Entre mes engagements personnels, le boulot et les aléas de la vie, je n’ai pas vu passer décembre.

Comme vous tous je suppose…

Mais même dans la folie de nos vies qu’on dit « modernes » je me suis fait un devoir, il y a longtemps de ne jamais perdre le centre de moi-même.

Alors j’arrête la toupie et je prends un moment ce matin pour faire l’essentiel. Prendre le temps de dire aux gens que j’aime que je pense à eux.

Prendre le temps de vous faire un sourire au milieu de votre course …

Tout à coup faire un arrêt sur image…..STOP…

C’est beau hein tous ces gens figés dans l’instant !!!  Mais je n’ai que peu de temps, pour vous regarder car sorcière ou pas, on ne fige pas maître le temps très longtemps. Alors….

Je prends ce temps d’arrêt de quelques secondes pour vous souhaiter…

Le plus joyeux des Noël. Que vos cœurs soient remplis de ce que vous avez, dans l’ici maintenant. Vos parents, vos amis, vos enfants, vos amours …votre santé…votre beauté…et que tant de bienfaits, malgré les mauvais coups du sort parfois, fassent naître un sourire.

Joyeux Noël et Bonne Année…

Fermez les yeux je vous embrasse en grimpant sur le bout des pieds bien sur….

PLAY

Vous pouvez reprendre votre course…

Mais la beauté de ce message c’est que vous pouvez toujours faire REWIND – STOP

xXx

 

05.12.2006

Décembre, Noël, neige, blanc….voeux.

Tous les ans depuis dix ans, je prends une journée pour écrire mes vœux de Noël à mes amis, collègues, fournisseurs. Chaque fois je crée un monde autour de mes vœux. Ils ont pris, au fil du temps, des formes différentes : contes à faire rire, contes à faire pleurer, photos, ma voix devant l’Ave Maria, réflexions sur la consommation, sur notre bonne conscience avec nos gestes de charité ponctuels, sur ce qui est peut être important avec les gens.

 

Mes textes de Noël ont suscité toutes sortes de réaction. Je me souviens d’un conte (Le parfum de Noël) où une vielle dame mourrait seule mais sereine à la fin. Une amie m’avait téléphoné et disait m’en vouloir à jamais de l’avoir fait mourir. Non, on ne meurt pas dans un conte de Noël ! Elle m’a depuis pardonné, du moins je crois.

 

 

L’an passé mes vœux étaient beauté. Ils parlaient de la lumière que l’on voudrait pouvoir offrir à l’autre. On y voyait une flamme dans ma main. On y entendait ma voix. Bien sur moi qui dans l’année avait perdu un être cher, j’avais besoin de cette lumière.

 

On ne donne jamais que ce que l’on espère.

 

Décembre est arrivé. La neige aussi. Je ne sais pas si je vais trouver cette idée, cette façon, cette inspiration, encore une fois à l’approche de Noël pour offrir des vœux différents.

 

De quoi aurais-je besoin que je voudrais offrir à l’autre ?  Pourtant parfois, une fois conscient du phénomène, on arrive à prendre ce pas de recul si nécessaire pour regarder l’autre pour ce qu’il est vraiment et lui offrir ce dont lui a besoin.

 

Que puis je offrir aux autres ?