31.10.2007

Il était une fois ... ou sorcière à deux voix

Un soir d'Halloween sans histoire de sorcière c'est comme un hiver sans neige...

Il était une fois une sorcière sans voix. L'histoire dit que c'est une autre sorcière qui lui avait volé. Mais vous savez ce que disent les histoires n'est pas toujours bon à croire.

Je disais donc, il était une fois, une sorcière sans voix.  Son coeur était plein de la joie de chaque battement mais elle n'arrivait plus à l'exprimer. Les sensations, les émotions, les frissons, les larmes, les vibrations, tout cela s'accumulait sous la peau de la sorcière. On pouvait voir qu'elle avait changé ces derniers mois. Le changement était subtil, à peine perceptible. Certains disaient "une sorte de transparence" d'autre disait qu'elle commencait à ressembler à un silence. Mais tous s'inquiétaient un peu, il ne pouvait rien sortir de bon de cette accumulation sous la peau. On sentait qu'elle se tendait comme la peau d'un tambour.

Un jour elle se mit à résonner. Il suffisait de la froler pour qu'elle s'étale en onde dans le silence autour. Quand elle marchait, chaque fois que son talon touchait le sol, se répandait des ondes sourdes qui chatouillaient la plante des pieds de ceux qui étaient debout sur le même plancher. Quand c'étaient ses orteils qui à leur tour touchaient le sol, on aurait dit des centaines de fourmis qui grimpaient sur les jambes des gens.

Plus elle perdait la voix, moins elle avait de mots, plus avait de joies et ces joies se transformaient en ondes semant sur leur passage désordre, surprise et sourires.

Je voudrais bien vous raconter la suite, mais il faudrait pour se faire que vous soyez debout, là tout juste à côté...

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15.07.2006

Blues de ville

Blues de ville hier soir au festival...des anciens sur une scène pour la xième fois, pour la dernière fois peut être à chaque fois...Miracle fragile des complicités musiciennes...

 

Je danse et danse...et sourit...et les gens me rendent mes sourires. Je retrouve mon âme de bohémienne et rien ne peut atteindre ou briser cette joie de vivre, d'être là dans l'instant présent...ni les trop, ni les manque...rien, la vie est parfaite là dans l'instant. La vie est parfaite pour peu que l'on la vive...avec ses peines et ses joies.

 

Le blues sur la ville, musique nostalgique, musique sensuelle,musique émotive, le blues parle à ma peau. Si le jazz caresse mes neurones, le blues touche ma peau.

 

Laisser parler le corps, le laisser là en liberté dans une foule. Danser et sourire, tendre des sourires comme on tend la main pour établir un contact, tenter de créer ce lien entre humains.

 

Soirée de blues au festival….pas de photo, la photographe dansait ….

 

La vie a-t’elle tellement changée depuis un an ? Ou est ce moi ? ….

 

Une fenêtre ouverte au travers laquelle passe la brise du temps.

 

 

08.07.2006

Festival d'été de Québec

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Tous les ans, pendant 10 jours, Québec se transforme en une immense fête. J’adore le Festival d’été.  J’ai une préférence marquée pour la petite scène du Carré d’Youville où des groupes de musiciens du monde entier viennent faire danser, rire ou pleurer les québécois. Il se tisse parfois des moments magiques où l’émotion monte de la foule. J’y aie déjà entendu un silence fabuleux pour permettre une performance a capella sans micro, comme si pour une fois, on avait vu l’ange passé.

Hier c’était mon premier soir de festival. Bain de foule, par ce magnifique soir d’été, j’ai retrouvé la magie intacte.  Entre la lecture de poésie, une première, la voix de Vigneault, mais surtout les incontournables africains qui étaient au Carré d’Youville, j’ai reconnu ce moment de l’année qui me plaît tant.

Au pied du Capitol, les gens qui dansent et qui chantent cette poésie simple. « Le soir dans mon lit, je pense à toi, le matin, je pense à toi, je t’aime, ne m’abandonne pas. » Si simple…

 

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