14.06.2009

Feeling

L'été est à ma fenêtre. L'air sent le camping. J'ai fini les impôts.  Le temps passe trop vite.

Je ne viens presque plus écrire ici. Le temps me presse, me bouscule. Mais le temps reviendra où j'aurai envie de laisser mes doigts danser sur le clavier.

Je vais aller faire un tour chez les cousins français bientôt. Mais je n'aurai pas beaucoup le temps d'écrire. Pas de connexion non plus, sur une plage au grand vent, en vacances.

L'été est enfin là et déjà on le voit passer en courant.  Ma peau le boit à grande goulées. 

Je vous laisse sur ces mots que j'aime beaucoup.

"Aimer l'autre, cela devrait vouloir dire que l'on admet qu'il puisse penser, sentir, agir de façon non conforme à nos désirs, à notre propre gratifictation, accepter qu'il vive conformément à son système de gratification personnel et non conformément au nôtre.

Mais l'apprentissage culturel au cours de millénaires a tellement lié le sentiment amoureux à celui de possession, d'appropriation, de dépendance par rapport à l'image que nous nous faisons de l'autre, que celui qui se comporterait ainsi par rapport à l'autre serait en effet qualifié d'indifférent."  Henri Laborit

Donnez moi des nouvelles de vous et des suggestions de lecture pour l'été.

Bonne nuit....xx

15.08.2006

Amour et indifférence

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Aimer l’autre, cela devrait vouloir dire que l’on admet qu’il puisse penser, sentir, agir de façon non conforme à nos désirs, à notre propre gratification, accepter qu’il vive conformément à son système de gratification personnel et non conformément au notre. Mais l’apprentissage culturel au cours des millénaires a tellement lié le sentiment amoureux à celui de possession, d’appropriation, de dépendance par rapport à l’image que nous nous faisons de l’autre que celui qui se comporterait ainsi par rapport à l’autre serait en effet qualifié d’indifférent.  Henri Laborit

 Délier permet de relier … et quand cette apparente indifférence est comprise pour tout ce qu’elle est de respect, d’admiration, d’amour et de liberté se crée alors un espace où peut se créer la vraie complicité. Quand chacun a appris à combler ses besoins, à obtenir la gratification qui lui convient, il devient disponible à connaître l’autre. Mais l’édifice est si fragile et la possession si ancré dans nos mœurs, qu’aussitôt la rencontre effectuée, réapparaît le danger d’essayer d’obtenir de l’autre la gratification que seule nous savions trouver, d’attendre de l’autre,  comme quelque chose qui va se soi, les besoins qu’il comble par sa présence.

L’édifice est si fragile que le soi disant plus libre des individus, régresse devant l’amour et a un instant (ou plus) la tentation de croire l’autre indifférent et de s’en affliger quand justement le sentiment amoureux n’est pas assez teinté de possession. Je t’aime …oui mais de quelle façon m’aimes tu, serait l’autre question.

Combien de fois avez-vous eu envie de dire : «  Si tu m’aimais…. » ou entendu : «  Si tu m’aimais vraiment … » Etre aimer de la façon dont nous le désirons, conformément …comme dirait Labori est un désir légitime. Cette légitimité pourtant nous donne souvent le droit de penser que l’autre ne nous aime pas, de s’en affliger parce que sa façon …conformément…. ne réponds pas à nos attentes. Savoir reconnaître l’amour aussitôt qu’il s’éloigne de cet apprentissage culturel dont parle Labori n’est pas facile.

Pourtant l’amour n’est pas un cheval de cirque …