11.09.2009

Sur mon chevalet

Je_ne_sais_pas.jpg

Je ne sais pas

02.02.2007

Un nom ??

medium_femme_lointaine.JPGMa dernière toile.  Une suggestion pour le titre ??

22.10.2006

Je cherche une voie

Je ne me reconnais pas dans ce qui se dit féministe. Je le comprends et loin d’en nier la nécessité, je dis merci à mes mères, mes tantes de l’avoir pratiquer et surtout, trop souvent d’en avoir payé le prix.  Je suis la première à en crier la nécessaire présence dans les lieux, pays, cultures, où les femmes sont encore des marchandises, des citoyens de seconde zone. Je ne me reconnais pas dans sa figure, pourtant je le suis jusqu’à l’âme mais je lui voudrait un autre visage.

 

Je voudrais trouver une voie pour lendemain, une voie pour mon pays, les femmes et les hommes de chez moi.

 

Car il est maintenant aussi nécessaire que le féministe l’était ici, il y a encore 15 ans,  de trouver une autre voie. Je cherche une voie qui rassemble au lieu de diviser. Je voudrais que l’on cesse de déshabiller l’un pour habiller l’autre, peu importe qui est l’autre.

 

Trouver une voie qui détruirait le mythe que les hommes d’ici, maintenant,  se font avoir par les femmes. Que la liberté des uns tiens trop souvent à l’absence de l’autre dans sa vie. Que la violence est la nature des hommes, que la douceur et la tendresse leur enlèvent quelque chose. Que la détermination, la force, la capacité de se tourner vers l’extérieur ne sied pas aux femmes, surtout si elles sont « vraies ».

 

Chaque histoire d’injustice, qu’elle soit faite à une femme ou à un homme en est une de trop. Chaque humiliation, exclusion, perte de droits parentaux ou autre, chaque perte de dignité en est une de trop.

 

Je voudrais que l’on voie que je suis différente de ma sœur, autant que de mon frère. Que l’on trouve une voie où les femmes où les hommes n’existent pas comme groupe portant tous les torts et les mérites des individus qui le compose.

 

Je voudrais que l’on parle de solidarité humaine, que l’on brise les catégories.

 

Je voudrais que l’on parle d’équité et de parité sans parler de lois et de mesures.  Que l’on reconnaisse la part d’ombre des deux genres mais la part de lumière aussi et que ces lumières mises ensemble créent de nouveaux jours.

 

Je voudrais que les hommes et les femmes trouvent ensemble, une voie pour être.

 

Pour être ensemble.

 

Je sais que ce ne sont que des mots, que la réalité est tout autre, mais toutes les réalités ont commencé quelque part dans une idée, dans un rêve avant de s’incarner.

 

Il est nécessaire et urgent, que les hommes et les femmes trouvent une voie pour être ensemble, c’est le premier pas à faire avant de trouver une voie pour que les mots disparaissent et que nous cessions de traiter l’autre, peu importe sa couleur, sa race, sa religion, comme une menace, un potentiel ennemi.

 

Car si la petite fille de la voisine d’à coté et le petit garçon du bout de la rue, sont de potentiels ennemis, si leur sexe les divise, qu’en sera t’il de celui qui parle une autre langue, aime un autre Dieu, a la peau d’une autre couleur ?

 

Qu’en sera t’il de tout ceux ou celles qui habitent une autre catégorie, comme on habite un autre planète ?

 

Je cherche une voie pour les hommes et les femmes de mon pays, une voie qui ferait s’abaisser les craintes, s’essouffler les guerres, s’éteindre les meurtres et les règlements de compte entre ceux qui ont été des amoureux.

 

Je cherche la voie de la parité …comme deux…main dans la main…

 

Je sais, je rêve, mais si je ne rêve pas, qui le fera ?

 

Jeanne

28.09.2006

C'est ainsi que les femmes vivent ...

Je ne sais pas exiger. Je ne sais pas dire cet homme est à moi. Je ne sais pas crier, faire des scènes, manipuler. Je ne connais que laisser libre.

Je ne sais pas oublier que l'autre ne voulait pas être là, que je l'ai exigé comme je vois qu'elles font autour de moi. Comment se réjouir de sa présence si je sais qu'il ne veut pas être là ?

Je ne sais pas rappeler l'engagement, les responsabilités. Je ne sais lui dire...tu m'as je t'aime...ne l'oublie pas.

Je n'ai jamais su et je les laisse partir le coeur brisé. Pendant ce temps je regarde les femmes qui exigent, celles qui punissent, celles qui privent.  Et leurs hommes restent...

Je ne sais pas posséder, je ne sais qu'accompagner. Je ne sais pas les empêcher de regarder la beauté, je la regarde avec eux. Je ne sais pas dire , haut et fort, c'est mon droit !  Je ne comprends pas.

Et je les regarde vivre toutes ses femmes qui se sentent le droit de ceci ou cela. Si tu veux ma présence, oublie tes autres amitiés, si tu veux mon amour, promet moi ceci ou cela....

Je ne sais pas marchander.

En fait certains soirs, je me dis que je ne sais pas vivre.

Jeanne

20.09.2006

Brume d'automne

Brume de photos …entre l’été et l’automne. Je rêve un homme qui marche dans la brume, son dos habité par les mains d’une femme. Je rêve un homme qui marche dans la brume, les yeux au sol et cache sous son manteau, un cœur coupable.

 

 Coupable d’aimer et de ne pas aimer, coupable d’être et pas assez. Je rêve un homme de brume que la photo pourrait révéler. Ses mains d’aristocrates jouent de son cœur de voyou comme d’un chiffon humide. Humide des larmes qu’il n’a pas versées.

 

 C’est la brume d’automne qui me prend dans ses bras. Je pose ma tête sur son épaule et déclenche l’objectif. Dénude une épaule, me dit-elle à mi-voix et baisse les yeux que leur éclat ne me perce pas.

 Je rêve une femme qui marche solitaire dans la brume d’automne. Saisir l’insaisissable, dire l’indicible, voir l’invisible. L’obturateur ne m’obture pas. 

Bouscule moi

 

Je rêve un homme et une femme qui marchent côte à côte dans cette brume d’automne. Ils s’abstiennent de dire pour ne pas trouer la brume. Leurs doigts se cherchent.

 Leurs doigts se trouvent.