28.01.2009

Regard

Il y a des textes que nous croisons sur internet et qui sont des perles.  Auteur inconnu....

Nous pouvons avoir tous les moyens de communication du monde, mais rien, absolument rien, ne remplace le regard de l’être humain.

 

04.03.2008

Pauvre sexualité !

« Ce n'est pas le sexe qui s'exhibe aujourd'hui, explique Bernard Arcand, mais bien la séduction. On dit à ceux qui nous entourent “regardez-moi”, et c'est précisément cela qui caractérise notre époque : le soi, qui exige constamment d'être le centre d'intérêt.»  (article complet au http://www.ellequebec.com/Societe/societe/le-sexe-est-par... )

Après des siècles d’oppression officielle de la part des églises de tout acabit (ici au Québec), nous n’avons rien fait de mieux que de transformer notre sexualité en marchandise. Il faut d’abord distinguer la sexualité publique et la sexualité privée de chacun.  Ici bien sûr, je parle de l’image de la sexualité publique. De celle qui s’étale dans les revues, au cinéma, à la télévision et bien sûr sur internet. Mais est-elle seulement publique cette image ?  N’interfère-t-elle pas puissamment dans votre lit ?  Facile de dire que l’on est libre. Comme certains de nos grands parents l’étaient, car je suis convaincue que certains couples exceptionnels avaient une sexualité épanouie malgré tous les interdits de monseigneur. Il ne faut pas croire que l’orgasme féminin ait été inventé au début du siècle, ni les performances masculines, ni la sensualité, ni la communication d’une peau à une autre, ni la passion….ni ..ni. 

Mais pour un de ces couples qui vivaient leur sexualité bien cachée à l’abri des qu’en-dira-t-on combien de gens ont vécu des sexualités étriquées, coupables, malheureuses ou carrément inexistantes ?

  C’était l’âme ou le corps… 

C’est encore le corps ou l’âme. Car cette image, qui s’exhibe, qui exige que la sexualité se vive d’une façon tout aussi normative (puisque maintenant elle suit des modes)  que les interdits l’exigeaient, divise, autant qu’hier, l’esprit du corps.

  Pourquoi la liberté que nous avons cru prendre avec notre vie sexuelle s’est-elle transformée en obligation de performances physiques, en consommation de toutes sortes ? Performances qui s’expriment autant sur le nombre que sur l’intensité (mesurable ? apparente ? )  Déjà les jeunes hommes ont recours au Viagra pour « faire sûr » comme disent les anglophones. Le Viagra pour les femmes est en expérimentation, qu’elles en éprouvent ou non le besoin n’est même pas une question qui se pose. Les compagnies pharmaceutiques ont décidé que les femmes en avaient besoin. 

Performances physiques, mais aussi tyrannie de l’apparence, car la sexualité actuelle s’exprime dans des normes de plus en plus rigides. Il y a ceux et celles qui l’ont et ceux et celles qui ne l’ont pas. De fonction « naturelle », la sexualité est devenue un signe de réussite, de pouvoir.

  Et si on passait à côté … 

Et si on parlait de communication… 

Il reste des gens libres, qui ne songent pas à adopter les valeurs de la société marchande, pas plus qu’ils ne songeaient à adopter celles d’une autre religion. Il reste des gens pour qui la sexualité est toute autre chose…et je ne parle pas ici de celle promue par un mouvement « moral » quel qu’il soit. Je parle de sexualité comme célébration de la vie, comme contact intime et entier avec l’autre, de la sexualité sans chemin balisé. Celle que deux humains ouverts et libres d’esprit peuvent partager.

  Je crois qu’elle a toujours existé, du temps des déesses à aujourd’hui. Je crois qu’elle existe toujours, mais qu’elle est aussi rare dans ce monde dit « libre » que dans celui des répressions. 

Elle exige peut-être quelque chose que nous ne nous accordons plus…du temps…mais ce serait un autre billet.

 

07.06.2007

Le bleu du ciel

Prisonniers de nous même, enfermés dans nos yeux et nos oreilles, limités par la longueur de nos bras, et on ne parle pas encore de tout ce système synaptique et neuronal qui analyse ce que nos sens "peuvent" saisir.
Nulle vérité, seulement des interprétations différentes de la dite réalité.
Enfant je me demandais, est ce que le bleu du ciel est le même pour moi que pour les autres ? 
La question reste entière....quel est le bleu de ton ciel ?
Jeanne