10.01.2008

Outre mère

Personne ne me l’avait dit mais quelqu’un a installé un accélérateur de temps sur le compteur de 2008 ! L’année commence à peine que je ne vois pas partir les jours en fumée. Fait il trop doux pour la saison, ils s’évaporent ?

Entre les marées hautes qui inondent et les marées basses qui assèchent, je ne trouve pas l’équilibre. Entre plaisirs de la compagnie de mes semblables et plaisirs solitaires je me perds.

Je n’ai pas pris de résolution. Mais je suis résolue. Il faudra dire non. Il faudra faire l’expérience de m’éloigner vers le large, de larguer les amarres et de me perdre dans le brouillard. Dans le brouillard de cette histoire qui m’attends juste de l’autre côté de la ligne d’horizon. Là où je pourrai laisser respirer les personnages au travers de mes poumons. Donner ma voix, m’en découvrir d’autres ….et un jour revenir.

J’aurais voulu connaître Cervantès ou Georges Sand… Comment revenaient ils de leurs voyages?

04.05.2007

Premier vendredi

Premier matin de tous les vendredis de ma vie.

Quel bonheur que ce café devant mon écran. Le soleil se lève doucement à la fenêtre. La journée sera magnifique. C'est vendredi. Je ne travaille pas. Je ne travaille plus les vendredis.

et doucement...j'ai le temps...de laisser mon coeur se perdre dans mes pensées... Le temnps est un luxe incroyable et savoureux.

 Je ne cultive pas les regrets ou les espoirs, se sont des fleurs trop amères pour moi. Je soigne plutôt les pensées et les instants dans mon jardin.

Je vous offre celui ci ...avec le café du matin. D'un premier matin d'une longue série de vendredis pour écrire, pour peindre, marcher et aimer.

Bonne journée.

Jeanne va vous ramener des photos d'oies blanches de ce vendredi.

15.02.2007

Blogspirit est le chez moi de mes mots

Ah l'infidèle ! Je suis allée voir si mon blog ne pourrait pas trouver un petit coin ailleurs. Plus près du Québec peut être ? Ou plus près de l'image.

 Mais finalement c'est ici chez moi. Ici que je vous retrouve tous.  Alors non, je ne déménage pas. Je vais acheter de l'espace et agrandir !!

Et tenir compte de vos suggestions dans mon agrandissement.

On n'écrit que pour être aimé...

 Merci à tous, que deviendrais -je sans cet amour ?

Tendresse de sorcière qui va vous préparer quelques suprises...voix..images...

On n'a pas fini de créer ensemble...rester là ... j'ai besoin de vous.

 Jeanne xx

27.11.2006

Ecrire ou être

…….« Pendant cette période là j’ai eu des amants. Je suis restée rarement sans du tout d’amants. Ils se faisaient à la solitude de Neauphle. Et à son charme elle leur a permis quelquefois, à leur tour, d’écrire des livres. Rarement à ces amants, je donnais mes livres à lire. Aux amants, les femmes ne doivent pas faire lire les livres qu’elles font. Quand je venais de terminer un chapitre, je leur cachais. La chose est si vrai, quant à moi, que je me demande comment on fait ailleurs ou autrement quand on est une femme et qu’on a un mari ou un amant. On doit aussi, dans ce cas, cacher aux amants l’amour de son mari. Le mien n’a jamais été remplacé. Chaque jour de ma vie je le sais. » ………..

 

……  « Dans la vie il arrive un moment, et je pense que c’est fatal, auquel on ne peut pas échapper, où tout est mis en doute : le mariage, les amis, surtout les amis du couple. Pas l’enfant. L’enfant n’est jamais mis en doute. Et ce doute grandit autour de soir. Ce doute, il est seul, il est celui de la solitude. Il est né d’elle, de la solitude. On peut déjà nommer le mot. Je crois que beaucoup de gens ne pourraient pas supporter ça que je dis là, ils se sauveraient. C’est peut être pour cette raison que chaque homme n’est pas un écrivain. Oui. C’est ça,  la différence. C’est ça, la vérité. Rien d’autre.  Le doute, c’est écrire. Donc c’est l’écrivain, aussi. Et avec l’écrivain, tout le monde écrit. On l’a toujours su. »

 

Ecrire  Marguerite Duras

 

J’ai toujours aimé cette femme. Sa folie, sa démesure, son courage et sa vulnérabilité. J’ai aimé L’amant pour tout ce qu’il ne disait pas et pour cette scène inoubliable des mains qui s’aiment dans la voiture. D’un érotisme à couper le souffle. Je trouve dans ce Ecrire un côté d’elle qui me rapproche de l’humain. Un côté d’elle qui me parle d’écrire et qui me parle de moi. Je ne prétends pas et ne prétendrai jamais avoir son talent et ni même son courage, car ni la pauvreté, ni la solitude, ne l’ont éloignée de l’écriture. Mais je sens, je partage, je comprends sa relation à l’écriture comme nécessité. Ce qui me touche le plus c’est ce courage de faire face à la folie intérieure inhérente au geste d’écrire. Le courage d’y faire face mais aussi, le courage de l’imposer à son environnement. Bien sur …elle avait un gros problème d’alcool, peut être pour arriver à accepter  cet égoïsme qui fait de l’auteur un monstre (entre autre- mais aussi sûrement la solitude et la vanité d’écrire) … Je continue ma lecture…et mes écrits …plus que jamais ce que je suis.

 

Ce qui se passe dans ma vie actuellement m’a fait craindre un instant de perdre cette moi qui a pris tant de temps à émerger. Mais ce que je constate c’est qu’elle ne se perd plus.  J’écris…dans mon lit puisque c’est là que je trouve la solitude nécessaire… Et c’est un beau cadeau de voir que mon élan créatif reste intact malgré les bouleversements. Il est devenu instinct, ressource, seconde nature …ou est ce la première, celle de ma naissance qui a enfin trouvé son chemin vers la lumière ?

26.09.2006

Des mots, un roman, créer

Bonjour,

Je néglige mon blog et pour cause, le temps me manque ! L'automne a repris ses droits et avec la brume, la pluie et les feuilles rouges vient ma période de créativité, d'intériorité.  J'ai longtemps rêvé d'avoir le loisir de m'enfermer en novembre pour ne remettre le nez dehors qu'en mai, avec une immense pile de livres bien sur.

Cet automne ne m'épargne pas cette tendance à m'enrouler autour de moi. Cet automne je vais écrire, comme je le fais parfois.  Un troisième roman qui sera peut être celui que j'aurai envie de faire lire. Chemin que j'ai un peu parcouru avec le receuil de nouvelles de 2005 que j'ai laissé lire à quelques amis et connaissances.

Un roman...sur le désir... Les personnages prennent forme dans mon esprit. Les narrateurs aussi. Ces jours ci je revise, des règles narratives et des livres sur les mots. Plus de jolies histoires pour m'endormir et Le livres des jours reste sur ma table de nuit.

Comme une amoureuse passionnée, je me garde pour mon amant de papier. Des mots, des personnages, des réflexions....voilà la nourriture de mes nuits.

Je viendrai vous écrire mes états d'âme de scribouilleuse dans cette sorcière à plume pour au moins conserver un lien tenu avec tous ceux que j'aime ici.

Pardonnez moi mes silences comme vous me pardonnez mon bavardage ...la sorcière écrit.

Par delà les notions de bien et mal, il y a un champ. C'est là-bas que je te retrouverai.  Jâlal al-Din Rumi