09.03.2009
Outrée !!!
" C’est un drame qui oppose le Brésil à l’Eglise catholique. Le Vatican vient de justifier l’excommunication d’une mère brésilienne et de médecins, pour l’avortement d’une fillette de neuf ans enceinte de jumeaux. L’enfant avait été violée par son beau-père qui, lui, n’a pas été excommunié. L’Eglise catholique brésilienne a reçu le soutien du Vatican qui considère le viol comme moins grave que l’avortement. Une prise de position que déplore le président Lula. Alors que l’avortement est toujours interdit au Brésil - sauf en cas de viol ou si la grossesse met en danger la vie de la mère – Lula pointe du doigt l’Eglise catholique et évoque « un comportement conservateur ».
Je suis tellement outrée que j'en perds mes mots. Il n'y aucun dieu qui ne commande autant de cruauté, de cela j'en suis persuadée. Il n'y a que les humains qui en sont capables. Particulièrement ces "princes" de l'église, complètement déconnectés de la réalité d'une enfant de 9 ans qui aurait risqué sa vie pour mettre au monde 2 enfants dont elle n'aurait su prendre soin. Enfants conçus sans son consentement en plus.... Quant à la décision de ne pas excommunié le père car il est contre l'avortement aurait invoqué l'Evêque.... je suis aussi bien de me taire !!!
Depuis plusieurs années, je me demande ce que font les femmes dans une église qui leur veut tant de mal. Comment peuvent-elles croire que Dieu les a condammés à tant de misères ? Je ne peux plus avoir de lien avec cette église.
Toute ma vie je tente et je tenterai de faire le bien autour de moi. J'ai demandé officiellement à mes fils de ne pas laisser mon corps entrer dans une église à mes funérailles. Ce matin, je vais l'écrire officiellement afin qu'il n'y a pas d'ambiguïté.
Dieu me jugera lui même ....
10:31 Publié dans Sorcière sur le bucher | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : église, avortement, viol
06.03.2008
Parfum, rituel et offrande.
Réaction à cette phrase : « …celles qui me sont faites par elles dès lors que celles vivant dans des sociétés plus confortables mordent sans réticence aux appâts des apparences, à cette soif égoïcentrique de consommation de biens et de services matériels ; la quantité de produits de beauté, les dépenses explosives pour renipper quotidiennement son portrait. » Pierre Gauvin-Evrard
L’histoire du parfum se conjugue avec l’histoire de l’humanité, monnaie d’échange, protection contre la maladie, message galant. Encens et myrrhe, résines et fleurs, les parfums sont d’abord dédiés aux dieux. Se parfumer c’est tenter de s’approcher de Dieu.
Hier, je parlais de l’image publique de la sexualité. Je crains que vous n’associiez l’attitude des femmes « consommant » des « produits de beauté » à cette image. Bien sûr je suis tout à fait d’accord avec vous que cette industrie exploite et que les femmes participent à leur propre exploitation dans ce domaine. Il existe une image publique de la sexualité, de ce qui est désirable ou non. Cette image varie avec les époques. Les hommes et les femmes se soumettent assez facilement à ces dictats. Malheureusement pourrait-on ajouter.
Mais ….et c’est un joli, un incontournable « Mais » pour moi…
Mais …. il existe une sexualité mystique. Voilà le mot est lancé. Une sexualité, teintée de rituels, qui nous vient de la nuit des temps, une sexualité avec un monde de rituels à inventer aussi puisque maintenant nous avons cette liberté..
Je m’en voudrais d’en parler en termes d’analyse aussi je vais laisser parler ma peau.
« Il va venir. Le repas est prêt, la musique est choisie. Je l’attends. Il y a dans cette attente un plaisir indéniable. Le temps du recueillement avant la rencontre. Le temps du silence avant le partage. L’eau s’écoule et le parfum ajouté se répand doucement en vapeur de volupté dans l’appartement. Je m’y glisse comme au jour premier. Flottant comme dans le ventre de ma mère je laisse mon esprit errer, se vider des scories de la vie quotidienne. J’entre dans un autre temps, une autre vie. Celle où je suis une autre moi. J’en émerge le corps ruisselant. L’amoureuse est née à nouveau. Je tourne mes pensées vers lui. Chaque geste qui suit prépare mon corps à la rencontre. C’est ma manière de lui dire que la rencontre est significative. Le rituel qui donne un sens, le rituel qui relie. Je souligne mes yeux de noir comme on le fait pour attirer l’attention sur un mot. Là, nue devant mon miroir, juste avant de me vêtir avec soin, je tends la main vers la bouteille. Délicatement, je pose une goutte sur mon index et je le pose sur chaque point de mon corps où il pourra sentir battre mon cœur Puis viennent la soie, le coton ou le lin, afin que la nature habille ma beauté et qu’ainsi ma première peau soit presque qu’aussi douce à ses mains que la seconde qu’il ne découvrira que plus tard.
Il y a dans l’attente un indéniable plaisir. »
Cette nécessité de rituel n’excuse pas la consommation à outrance et encore moins toutes ces chirurgies dont vous parlez mais il ne faut peut être pas jeter le bébé avec l’eau du bain parfumé. Il y a dans les rituels d’une amoureuse, quelque chose de plus profond que la séduction. Quelque chose qui relève de l’offrande qu’elle en soit consciente ou non. Mais bien sur la conscience y ajoute quelque chose …de difficile à qualifier.
14:55 Publié dans Sorcière sur le bucher | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : parfum, rituel, consommation
31.05.2007
Décrochez moi !
C’est un fantasme puissant, qui revient comme une vague de fond. Pas une colère, pas une déprime, juste quelque chose qui se change en marée et revient à intervalles réguliers.
Décrocher…
La maison de campagne sera libre dans un mois…
Ca ne couterait rien vivre là…
Décrocher
M’acheter un vieux char… sortir mes reers, payer les dettes du théâtre…
Décrocher.
Lâcher ma job trop payante, lâcher ma job trop prenante
M’acheter un chien pour garder mes nuits silencieuses
Aller écrire…dormir…lire …peindre…
Comme une vague de fond, comme un fantasme puissant qui revient …trop souvent.
Décrocher du système…devenir cette autre femme que je suis aussi, cette femme à l'étroit
Prendre ces mauvaises décisions, ne pas être raisonnable, avec le sourire
Cultiver des carottes, garder parfois ma petite fille et lui lire …Il était une fois
Il était une fois, une sorcière triste qui avait un fantasme puissant. Elle y pensait en souriant…Elle y pensait trop souvent
Décrocher…aller méditer quelques années …quelques années…au risque ne plus pouvoir, ne plus savoir revenir… Juste écrire et peindre...et dormir ...et rêver...
Donner un sens …donner un sens…
Décrochez moi …
12:57 Publié dans Sorcière sur le bucher | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : décrochage, création
18.12.2006
Il fait matin de décembre
Par ma fenêtre, les grands arbres nus du Parc lève les bras vers le ciel. Le ciel est bleu et rose. C'est l'hiver chez moi.
En hiver la lumière est parfois merveilleuse. Bien sur, il faut habiller son nez, ses oreilles et ses doigts, même ceux de pieds. Enfant je détestais l'hiver. Maintenant, il me plaît bien.
Fin de semaine de silence, à glanner. PLus les gens courent autour de moi, plus je me centre.
Bientôt Noël mais avant ...Yule...la fête des sorcières, l'arrivée de l'hiver. Vendredi, 22 décembre, la naissance de la lumière, les nuits les plus longues de l'année.
Des nuits à faire l'amour...du moins, il faudrait. Pour faire renaître la lumière, émerger de l'ombre ....
08:00 Publié dans Sorcière sur le bucher | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lumière, ombre...
28.11.2006
Fanny Hill ou le lieu mythique où la sorcière apprentie découvre l'érotisme
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Les mémoires de Fanny Hill
C’est un livre qui a une longue histoire. Il a été le premier roman érotique officiel, écrit en 1749. Mis à l’index plusieurs fois, il a valu à son auteur (John Cleland) et à ses traducteurs de nombreux problèmes avec l’église ou la loi. Ce n’est qu’en 1963 que la cour suprême décida qu’il ne méritait pas le qualificatif d’obscène.
J’avais 12 ans et mes parents m’avait laissé seule chez mon cousin où nous étions en visite. Leur petite fille de 6 ans dormait et je gardais pendant qu’ils soupaient au restaurant juste à côté de la maison. Aujourd’hui, je trouve cela bien jeune pour garder mais à l’époque j’étais sérieuse et digne de confiance et ils étaient juste à côté.
Ceci dit, je m’ennuyais dans cette maison que je ne connaissais pas. Devant moi, dans le salon, une grande bibliothèque et je me mis à en explorer les rayons tout naturellement. Je n’avais pas la moindre idée ou envie de découvrir quelque chose d’interdit. En fait, je ne savais pas que cela existait. J’avais toujours eu le droit de lire tout ce que je désirais lire et bien sur, ce que je ne savais pas, c’est que la bibliothèque de mon village où je m’approvisionnais, cachait ces livres précautionneusement aux yeux des jeunes enfants.
Les mémoires de Fanny Hill. Un titre somme tout innocent pour qui l’est tout autant.
Je me souviens.
Du temps qui passe de plus en plus rapidement au fur et à mesure où je parcours les pages. Je me souviens de ce sentiment d’un monde inconnu qui tout à coup apparaît. Je me souviens de ce sentiment d’être dans un ailleurs dont je ne soupçonnais pas l’existence et où je me sentais bien. Je me souviens de cette impression d’être invisible, à voir, à regarder.
Et de cet espoir que mes parents soient partis un long moment afin que je puisse y rester. La conscience de l’interdit est née immédiatement. Le plaisir était trop grand pour que ce puisse être totalement innocent. Les enfants sentent cela s’ils ne le savent pas.
Je me souviens de l’émoi. De l’émoi humide que mon doigt, fidèle aux instructions à mi-mots de la jeune Fanny, découvrait avec étonnement. Et du plaisir… le premier, celui qu’on oublie jamais. Il serait indécent d’en dire plus ici …
Longtemps après, je me suis demandée si ce livre était vraiment aussi érotique que je l’avais senti à ce moment. Je n’osais l’acheter, n’osais le relire. Pas par pudeur, mais par crainte de perdre la magie de ce souvenir. Par crainte de trouver banal ce qui m’avait tant fait vibrer.
Au-delà des mots et des descriptions explicites c’est peut être l’atmosphère où à chaque pas, cette jeune fille, qui n’était pas beaucoup plus vieille que moi, baignait. Dans mon monde, le sexe n’existait pas. Dans le sien, tout y était relié.
J’ai eu envie d’être elle.
Même quand elle raconte « sa » première fois, plutôt douloureuse, le spectre du plaisir rode et le consentement est toujours évident. Nulle part dans ce livre n’aie-je trouvé autre chose que de la légèreté et de la joie de vivre. C’est du moins le souvenir que j’en aie.
En voyant la date d’édition, je me suis rendue compte que Fanny Hill était maintenant libre de droits. On peut donc le télécharger à : www.ebooksgratuits.com
Bonne lecture.
Quant à moi, la sensualité a amené tant de joies dans ma vie que je vais avoir le courage de confronter ce souvenir et de relire ce roman, dans le silence d’une nuit …en imaginant encore que mes parents peuvent me surprendre.
16:35 Publié dans Sorcière sur le bucher | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : érotisme, Fanny Hill, découverte, sensualité
13.11.2006
Qui est Virginia Woodhull ?
Qui se souvient qu’en 1870 Virginia Woodhull fut la première femme à présenter sa candidature à la présidence américaine ? Qu’à cette époque où les femmes n’avaient pas droit de vote, la candidature de cette femme recueillie de vingt à trente mille votes d’hommes ?
« De ville en ville, elle parlait de liberté, de l’amour libre, du droit des hommes et des femmes à disposer d’eux-mêmes. »
Oratrice exceptionnelle, les foules se rassemblaient pour l’écouter pendant des heures. Issue d’une famille pauvre, elle s’est instruite par la force de sa curiosité, de son intelligence vive et a profité de toutes les portes que son charisme lui aura permis d’ouvrir. Première femme à affronter le monde de la bourse exclusivement masculin, elle fut courtier, s’enrichit puis fut ruinée et se rétablit une seconde fois.
Mais une femme qui clamait haut et fort le droit d’aimer librement qui elle voulait et surtout le temps qu’elle le voulait. Une femme qui réclamait pour les femmes le droit de quitter quand l’indifférence, ou pire, la haine, remplaçait l’amour dans un couple, en gardant leur dignité, c’est à dire en n’étant pas jugée ou traitée comme une prostituée et en gardant leurs droits parentaux. Une femme comme ça….
« Victoria avait enfin compris que tout se paie et surtout la liberté, qu’être soi-même est un luxe, rester fidèle à ses convictions, une dangereuse perversion et écouter son exigence intérieure pour guider ses choix, une inadmissible transgression. »
136 ans plus tard ….
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- En République dominicaine, des rapports indiquent que dans les cas de violence contre les femmes, les agresseurs sont des partenaires ou d’anciens partenaires des victimes dans 40 à 68 % des cas. En Géorgie, on rapporte que 50 % des familles connaissent une certaine forme de violence conjugale. En Inde, les statistiques indiquent que 14 femmes sont tuées chaque jour par les familles de leur mari
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- D’après un rapport de 2002 de l’Organisation mondiale de la santé, des études en Australie, au Canada, en Israël, en Afrique du Sud et aux E.-U. ont montré que 40 à 70 % des femmes qui ont été assassinées l’ont été par leurs partenaires intimes, normalement dans le contexte d’une relation abusive. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rapporte qu’au Royaume-Uni, 40 % des victimes féminines d’homicide ont été tuées par leur mari ou leur petit ami.
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- Une étude réalisée en Suède a constaté que 70 % des femmes avaient connu une certaine forme de violence ou de harcèlement sexuel. Les statistiques des Pays-Bas montrent qu’environ 200,000 femmes sont soumises chaque année à de la violence de la part de leurs partenaires intimes.
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- Il a été rapporté que 6 femmes sur 10 au Botswana sont victimes de violence conjugale, tandis qu’en Moldova, on rapporte que 31 % des filles et des jeunes femmes (16-19 ans) ont été soumises à de la violence sexuelle.
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- Tiré du site de l’Onu.
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La liberté a toujours un prix, trop souvent celui du sang. Etre soi même est encore un luxe inaccessible ….et nous ne parlerons pas du prix de la transgression. Quelques femmes dont celles qui habitent le Québec, les Etats-Unis et une partie de l’Europe peuvent aujourd’hui aimer qui elles veulent et pour le temps que l’amour dure, mais leurs amours sont encore encadrés de normes non dites. Les femmes qui vivent leur vie de façon plus marginale doivent toujours la vivre discrètement. Elles sont toujours plus vulnérables que les autres car en cas de brutalité leur « passé de femme volage » sera toujours retenu contre elles, par les hommes et par les autres femmes.
J’ai rencontré cette biographie de Virginia Woodhull par le hasard d’une librairie de livres usagés. Je l’ai acheté, curieuse de la vie de cette femme d’un autre siècle. C’est consterné que je constate qu’il est encore autant d’actualité au plan de la situation des femmes dans le monde d’aujourd’hui. Inutile de vous dire que cette femme a subi procès sur procès sous les prétextes les plus fallacieux, dont sûrement le plus original est d’avoir utilisé la poste américaine pour diffuser des obscénités. Elle mourut en Angleterre à l’age de 89 ans. Même l’histoire a oublié son nom.
Je suis une humaniste. Chaque injustice qu’elle soit faite à une femme ou à un homme est une injustice de trop mais quand en 2006 on essaie d’établir un bilan des conditions de vie des femmes dans le monde, on fait de brutales prises de conscience. La liberté des hommes a, elle aussi, un prix et je n’ai pas la prétention de croire qu’ils sont beaucoup plus libres que les femmes car comme disait si bien Yoyostério dans son commentaire …quand les femmes sont en prison, les hommes sont en cages.
Le jour de sa mort, on trouva auprès de son corps une feuille de papier sur laquelle était inscrit :
« Il y a un bonheur supérieur à celui de commander au monde, c’est celui de n’obéir à personne. » Virginia Woodhull.
Les citations en italique sont extraites de Victoria la scandaleuse J.P.Feuillebois & N. Blondeau. Les statistiques du site de l’Onu.
16:13 Publié dans Sorcière sur le bucher | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : femmes, amour libre, scandale, Victoria Woodhull
12.11.2006
"Que les jeunes filles...
qui persistent à vouloir étudier, le font au péril de leur vie. " citation du téléjournal de ce soir à Radio Canada à propos des jeunes filles afghannes.
Je suis une femme libre. Libre d'étudier, de travailler, d'écrire, de peindre, de faire de la politique, d'aimer, de ne pas aimer, de faire l'amour mutuel et consentant, de voyager, de choisir ma vie.
Ailleurs dans le monde, il y a des femmes ....
Qui n'apprendront jamais à lire ou à écrire
Qui ne pourront jamais marcher seule dans la rue
Conduire leur voiture
Choisir un compagnon de vie
S'instruire
Voter
Choisir
Des femmes qui n'existent pas.
Pour elles ...
Quand le sang ruisselle entre tes jambes, je sais ce que tu sens. Quand la tête de l'enfant y fait son passage, je sais les chairs écartelés qui donnent la vie. Quand il boit le ciel à même tes seins, je sais ce que tu ressens.
Derrière ce regard qui se pose sur l'enfant, derrière ses paupières, il y a le même regard que moi. Le même amour, la même vie, le même courant qui provient de la terre et traverse tes pieds. Le même pouvoir, celui qui donne la vie.
Mais la ressemblance s'arrête là.
Tu ne te perdras jamais un soir dans les lignes de Nancy Houston ou de Georges Sand. Tu ne suivras pas en souriant les aventures d'Anais Nin. Tu ne marcheras jamais dans un jour de soleil, le vent sur ta peau, te sachant belle, te sachant femme. Tu ne jouiras jamais du regard d'un homme sur ta beauté. Ce qui est pour moi bonheur, est pour toi malheur. Il suffit que l'un d'entre eux te remarque et tout peut arriver.
Toi, cette femme que je ne connais pas, mais dont je partage la peau, tu sais des violences que je ne sais pas. Pire on t'as dit qu'elles étaient de ta responsabilité, que c'était à toi de les éviter.
Parfois, ailleurs, sur cette terre que l'on dit nôtre, tu vois tes enfants mourir de faim, impuissante. Les seigneurs de ce monde s'affrontent c'est toi qui paie.
On te vends
T'échange
Te loue
Te marie
Te fait des enfants
Te bats
Te viole
Te tue.
Et moi, pour toi, je ne sais que pleurer...
" Au moins une femme sur trois dans le monde a été battue, forcée d’avoir des rapports sexuels ou brutalisée d’une autre manière au cours de sa vie. Elle connaît généralement l’auteur de ces sévices.En 2002, le Conseil de l’Europe a déclaré que la violence contre les femmes était un problème prioritaire de santé publique et une cause principale de décès et de handicap pour les femmes entre 16 et 44 ans" plus que le cancer....
en savoir plus http://www.un.org/french/events/tenstories/story.asp?stor...
22:57 Publié dans Sorcière sur le bucher | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : femmes, violence, égalité, liberté
07.11.2006
La peur
Quand j’étais une petite fille, ma vie était peuplée de monstres, de sorcières, de diables directement sortis de l’enfer. Elle était peuplée de gens qui peuvent peut être vous vouloir du mal. Quand j’étais enfant, ma vie était peuplée de peurs.
De la peur de ma mère. Une peur différée, une peur non dite pour ne pas la transmettre. Mais il est illusoire de croire que l’on ne transmet pas ce que l’on tait quand on éduque des enfants. Souvent dans mon lit la nuit, je rêvais d’être une adulte afin que la peur relâche son étreinte. Je croyais que la connaissance chassait la peur.
De la peur naît le courage. C’est le chemin que j’ai choisi sans même m’en rendre compte. Refusant que mes peurs me paralysent, je le aie affrontée une à une. Mais affronter la peur c’est encore être guidée par elle.
La peur est bien plus subtile et tenace que l’on ne le croit. Elle s’enlève par couche comme les peaux d’un serpent. Vous en laissez une derrière et repartez avec une belle peau neuve tissée d’autres peurs que vous ne sentez pas, tant qu’elle ne vous étouffe pas. Puis, vous recommencez le processus.
Il y a de petites mues, comme si on perdait des écailles au fil de la route et de grandes mues où la peau entière s’ouvre, douloureusement parfois, pour rester sur le chemin.
Je vais écrire quelques textes réflexion sur la peur… Vous parlez de la peur avec mes mots et ceux des autres parfois… Moi qui ait tant parler d’amour sur ce blog, je vais vous parler de la peur.
Car je crois que la peur est l’autre motivation profonde des humains. L’autre côté du miroir, l’autre côté de l’amour.
09:29 Publié dans Sorcière sur le bucher | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : peurs, réflexions, mieux être, amour

