14.06.2009

Feeling

L'été est à ma fenêtre. L'air sent le camping. J'ai fini les impôts.  Le temps passe trop vite.

Je ne viens presque plus écrire ici. Le temps me presse, me bouscule. Mais le temps reviendra où j'aurai envie de laisser mes doigts danser sur le clavier.

Je vais aller faire un tour chez les cousins français bientôt. Mais je n'aurai pas beaucoup le temps d'écrire. Pas de connexion non plus, sur une plage au grand vent, en vacances.

L'été est enfin là et déjà on le voit passer en courant.  Ma peau le boit à grande goulées. 

Je vous laisse sur ces mots que j'aime beaucoup.

"Aimer l'autre, cela devrait vouloir dire que l'on admet qu'il puisse penser, sentir, agir de façon non conforme à nos désirs, à notre propre gratifictation, accepter qu'il vive conformément à son système de gratification personnel et non conformément au nôtre.

Mais l'apprentissage culturel au cours de millénaires a tellement lié le sentiment amoureux à celui de possession, d'appropriation, de dépendance par rapport à l'image que nous nous faisons de l'autre, que celui qui se comporterait ainsi par rapport à l'autre serait en effet qualifié d'indifférent."  Henri Laborit

Donnez moi des nouvelles de vous et des suggestions de lecture pour l'été.

Bonne nuit....xx

19.04.2009

Recherche

CHERCHE  pour Échange ou Location ...endroit pouvant loger 2 personnes (deux lits) ...quelque part sur la côte française (BRETAGNE ou NORMANDIE)  mais autre suggestion pourrait être considérée. 

DAte :  du 12 juillet au 24 juillet 2009

Peut échanger appartement dans ville de Québec  du 4 juillet au 24 juillet si désiré....

 

28.01.2009

Regard

Il y a des textes que nous croisons sur internet et qui sont des perles.  Auteur inconnu....

Nous pouvons avoir tous les moyens de communication du monde, mais rien, absolument rien, ne remplace le regard de l’être humain.

 

31.12.2008

Québec émue.

 

Ce billet fait partie de l'iniative 400 ans 400 blogues - vous pouvez cliquer sur le lien à gauche pour rejoindre le site et lire les autres billets.

foule.JPGNous voilà au dernier jour de 2008. Cette année du 400ième de Québec, dont nous attendions beaucoup et qui nous a donné beaucoup.  Je pourrais vous parler de tous ces spectacles plus ou moins fascinants, plus que moins dans l'ensemble. Je pourrais vous parler de ces activités aux quatre coins de la ville durant toute l'année qui ont fait vibrer Québec comme une citée internationale qu'elle est devenue.

Mais je préfère vous parlez de la foule.  A plusieurs reprises cette année, Québec a été prise d'assaut par des foules immenses. Ces foules m'ont beaucoup impressionnée. D'abord, il faut dire que je n'aime pas particulièrement les foules, je préfère les individus qui la composent. Malgré cela, cette année, j'ai pris plusieurs bains de foule.

Je dois dire que les foules de Québec ont accru ma foi dans le civisme des gens. Vous pourrez m'objecter quelques gestes disgracieux ici et là. Mais les foules que j'ai vécu ont été extraordinaires dans l'ensemble et dans le détail.

Je me souviens particulièrement de celle du spectacle de Paul McCartney. Celle d'avant le spectacle était fébrile. La tension était palpable mais malgré cette tension,  la bonne humeur régnait. Vous circuliez dans la foule et receviez un coup de coude, aussitôt les excuses fusaient. Comme si le potentiel explosif de cette foule tendue était atténué par une politesse plus exhaustive que dans le quotidien. 

Mais c'est la foule après ce spectacle qui m'a le plus impressionnée. Un moment magique où des milliers de personnes marchaient dans les rues de Québec en chuchotant. Vous avez bien lu ! En chuchotant! Comme si l'émotion vécue lors de ce spectacle était tellement grande que les rues devenaient une continuité de ce rituel. 

Je garderai ce presque silence,  encore plus silencieux du fait des chuchotements des gens, dans ma mémoire précieusement.

Quand c'est une ville qui est émue ....on ne peut qu'être profondément touché.

Merci au 400ième pour ce moment magique.

Jeanne

23.12.2008

Voeux de Noël

voeux de Noel copie.jpg

01.12.2008

Kaléidoscope

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Quand j'étais enfant rien ne me séduisait autant que mon vieux kaléidoscope. Un tube de carton, des cristaux bleus jaunes et rouges. Je m’en fabriquais un nouveau chaque mois.

 

Hier j’ai refait l’expérience. J’ai pris un long tube de carton vestige d’un Noël passé. Je me suis couchée sur le dos dans mon lit et j’ai commencé à y mettre quelques souvenirs, des lectures assommantes ou rigolotes, la voix de ma mère et celle de mon père. Il lui fallait aussi de la musique en quantité importante, des rêves et là j’ai vraiment osé. Un brin de tempérament, quelques névroses et pour mettre du piquant une petite psychose. Je le tournais dans ma main gauche, comme ça le nez au plafond, l’œil attentif. Il manquait de poids alors j’y ai mis des responsabilités. Un résumé en 100 mots découpés des informations des dix dernières années me sembla bien à propos. Les sermons du curé de mon enfance pour ne pas tout oublier. Puis je me suis dit qu’il était trop personnalisé et que je me devais de regarder un peu les autres, voisins, collègues et amis y sont passés. J’ai placé une petite rondelle percée d'une fenêtre à un demi-pouce de mes ingrédients bien pressés les uns sur les autres. 

 

 L’enfance était là, à portée de la main.

 

Kaléidoscope de mon enfance, images impérissables parce qu’insaisissables. Je les regardais pendant des heures faisant tourner l’objet le plus doucement possible. Mais le vrai jeu consistait à essayer de recréer la même image deux fois. Je n’y suis jamais arrivé. Des carrés rouges et bleus, des cercles verts et jaunes qui faisaient naître chaque fois un nouveau dessin, chaque fois un nouvel être. Jamais la somme de ses parties n’a constitué une image permanente et précise peu importe la douceur que je mettais à essayer. Jamais la somme de mes parties ne sera ce que je suis, insaisissable et vivante.

 

Ce texte a quelques années mais le kaléidoscope repose toujours sur ma table de nuit. Ces jours derniers, j'essaie d'archiver des dizaines de textes. J'en relis des brides ici et là ...comme un kaléidoscope de mots.  Il faudrait faire l'expérience de prendre une phrase dans chacun d'eux ou disons dans un certain nombre et juste les enfiler une à une derrière l'autre comme des perles...pour le plaisir de l'impression.

 

 

 

29.11.2008

La tour

L'attente n'est elle pas une partie de l'amour ?  Elle a si mauvaise presse dans notre présent instantanné. Et pourtant ...

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La tour

 

La brume s’élevait doucement, laissant entrer la mer et le ciel l’espace d’un soupir. L’ambiance donnait une âme aux rochers qui apparaissaient, tels des géants figés par le temps. J’avais laissé la mienne dans l’un des cimetières qui bordait la côte. Le diable pouvait attendre.

 

Les filles dormaient paisiblement, leurs cheveux d’or épandus sur les oreilles blancs qui tenaient lieu de nuages au ciel de leurs rêves. Comme chaque soir j’avais grimpé l’escalier de la tour sur la pointe des pieds.

 

Le vent glacé cinglait mon visage, je regardais le large. Je t’attendais. Les paupières ouvertes, les yeux tournés vers l’intérieur de mon cœur, j’attendais.

 

Combien de mois, combien d’années avais-je pris pour apprivoiser l’attente ? A l’aube de mes quarante ans, elle était toujours ma pire ennemie, ma meilleure alliée. Elle laissait dans ma vie des plages immenses de sable blanc où je dessinais ton visage, sans cesse effacé par les marées. Elle me laissait le cœur battant, palpitant de craintes et d’espoirs de plaisirs anticipés.

 

Combien de fois t’avais-je imaginé terrasser par la tempête ? Combien d’images de mâts flottants, de voiles déchirées étaient-elles nées dans ma tête ?

 

Le souffle suspendu, je voyais apparaître tes mats fiers, dressés et mon ventre se crispait de ta présence, de ce sourire que tu allais m’adresser. Tu avançais sous les rayons chauds des lunes d’été et je ne me lassais pas de ta démarche tanguante, comme si sous tes pas,  le sol continuait de valser. Tes mains se posaient sur mes épaules et j’oubliais. J’oubliais l’attente, les gestes quotidiens  accomplis comme dans l’absence de ce que  je savais être ma brise. Ton vent soufflait dans mes voiles. Mon corps retrouvait sa vie. Tous les gestes inventés, toutes les caresses imaginées dans l’espace de l’attente devenaient réalité.

 

Le vent hurlait des mots insensés, de ceux trop longtemps retenus, des mots inutiles que nos mains savaient si bien remplacer.

 

Ce soir, il me reste le souvenir de ces attentes douleurs et plaisirs. Le souvenir de ces plaisirs défendus que nous cachions derrière la banalité de nos vies réglées par les horloges des autres.

 

La brume disparue laissait l’horizon dénudé. Je tournai le dos à la mer, barrant la porte derrière moi pour la dernière fois. Je glissai mon âme à l’étage laissant mon cœur prisonnier de la tour. Les filles dormaient. J’avais perdu mon attente. Tu ne reviendrais plus.

 

Dans quelques cimetières, les yeux balayant la mer, le diable m’attendait…

 

28.11.2008

L'aube

0089.jpgIl y a dix ans j'écrivais le texte qui suit. Ce matin je le relis avec le recul du temps. Je me suis donnée du temps.  J'ai vieillis de 10 ans et pourtant tout est moins urgent dans ma vie qu'à cette époque. Mon travail ne mange plus ma vie, il est devenu source d'équilibre.  Je lis ce texte et je le vois comme la ligne de départ d'un long chemin. Chemin de traverse oui, mais aussi chemin de tendresse. Pour moi ...et pour les autres... Une chose reste encore et toujours : mon refuge est en moi et je suis reconnaissante de chaque aube.

Le jour se lève à peine et moi aussi. L’aube rougeoie de tous ses feux dans l’horizon restreint de ma fenêtre de chambre. L’horizon si loin et si proche, l ’horizon rêve des hommes. Ils étaient là ces marins à regarder l’horizon, ils rêvaient de le toucher, d’aller plus loin. L’aube porteuse du rêve des hommes. L’aube porteuse de promesses.

 

Une simple ligne, là-bas, au-dessus des lumières de la ville qui scintillent encore à cette heure matinale.  Elle prend le brun de la terre, le transforme en ocre puis en rouge. Elle s’adoucit quand comme moi, elle touche le ciel. Le rouge devient orange puis jaune puis presque blanc afin de ne pas blesser le bleu qui se lève.

 

L’aube me touche. C’est le miracle renouvelé de la vie qui s’éveille. C’est le temps précieux qui passe. Elle est brève, laissant comme une maîtresse trop pressée, sa place vide au creux du lit de la journée. Le temps qui passe....qui me manque cruellement, le temps de lire, le temps de rire, le temps de penser, celui d’aimer. Le temps de conjuguer la vie au présent, d’oublier le passé, d’espérer l’avenir me manque. Je n’ai que celui de travailler. Les quelques minutes que je passe devant mon écran le  matin sont teintées de culpabilité.

Je me suis donnée le temps d’une aube pour écrire. J’ai abrégé mon sommeil de quelques minutes, comme je le fais parfois quand l’amour m’ouvre ses bras un matin de tendresse.

 

On a tous besoin d’un refuge, d’un endroit où doucement on s’assoit. Il est là, à l’intérieur de soi, dans ce que l’on est. Je n’ai plus de maison, je n’ai plus de temps à moi, je n’ai plus mes livres autour de moi, je n’ai plus ma musique qui m’enveloppait dans ses bras puissants et rassurants.  Mais je m'aie, moi. Mon refuge c’est l’autre, celui qui me reçoit dans ce que je suis. Mon refuge est devenu ces  petits instants d’éternité passé à parler à voix basse avec un ami, ces instants passé à rire, ces instants volés au travail pour écrire.

 

Cet instant passé à regarder l’aube qui promet une journée magnifique, même si je sais que je ne la verrai pas, que je ne la respirerai pas.  Mon horizon à moi, c’est le temps, le temps  de vivre.

 

L’aube s’éclaircit, la vie reprend ses droits, aujourd’hui encore le soleil aura la générosité de briller pour les hommes indifférents.  Trop souvent, nous avons ce rapport avec la vie que les couples ont entre eux. Elle est là devant nous, il est là tout près, nous ne le voyons plus. Sa beauté nous laisse indifférents et nous oublions qu’il est miracle que l’amour existe. Miracle cette main sur ma joue, miracle ces lèvres dans mon cou, miracle ses instants partagés. Nous oublions.

 

Oublier que rien ne nous est dû, que chaque geste, chaque parole, chaque instant est un cadeau précieux, que chaque matin est un miracle renouvelé. Miracle ce soleil qui se lève chaque matin indifférent aux chagrins et aux joies des hommes qui ne le regardent pas.

 

Je suis si petite devant l’aube, que puis-je dire d’autre que merci.

 

27.11.2008

Le pays de l'enfance

Dans le pays de l’enfance je marchais heureuse. La tête dans les nuages, je montais l’escalier deux marches à la fois, en riant des peurs que je me racontais. En frissonnant aussi quand je parvenais à vraiment y croire. Il était là, caché sous le balcon se monstre qui allait attraper mes chevilles. Que ferait-il de moi, une fois capturée, je ne l’ai jamais su, j’étais bien trop légère pour qu’il m’attrape.

Dans le voyage de la vie j’ai choisi l’itinéraire sans retour de l’amour. J’ai connu des pays exotiques qui m’éblouissaient. Leurs façades, leurs parfums, leurs rituels, tout m’était inconnu, nouveau, exaltant. Puis je m’y sentais seule sans écho pour ma voix de basse dans leurs chorales de soprano. J’ai connu des pays qui traçaient leurs rues en ordre alphabétique comme les miens. Tout à coup je m’y retrouvais. Je regardais leurs différences et comptabilisait leurs ressemblances. Un débit, un crédit et la liste s’allongeait. Puis je m’y sentais perdante, ou exploitante. Bien du temps il m’a prit, bien du temps pour comprendre, bien des pas, bien des mots, bien des pensées.

Mon pays est le mien, il est dans ma voix, dans mes yeux, dans ma peau. Il est mon cœur, mes pensées, mon âme. Que j’en ouvre les frontières aux visiteurs exaltés, que j’en ouvre les frontières aux sans abris, que j’en ouvre les frontières sans me sentir menacée. Quand parfois j’y arrive, quand l’autre se fait petit mais grand, quand j’accepte qu’il me voie tel que je suis avec mes façades qui ont traversé le temps. Si je baisse les bras, je montre mes murs, je montre mes fissures, si je me montre tel que je suis, vulnérable et forte. Quand j’arrive à être ainsi, je sais que je suis chez moi, dans mon pays.

03.11.2008

Demande spéciale - des mains et des photos

Des mains et des photos … Je voudrais 20 photos de mains. Des mains de femmes ou d’hommes, des mains arrêtées ou en mouvement, des mains simplement. Je veux vraiment que le sujet de votre photo soit des mains et que la photo vous appartienne, que vous ou l’un de vos proches l’ait prise. Des photos en couleur, en noir et blanc, retouchées ou pas du tout. Pourquoi des photos de mains ? Pour écrire …des nouvelles qu’elles m’inspireront.

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