Pierre Blanche a une manie, il marque les jours et fait ainsi souffrir ceux qui ne sont pas dans la "norme". Le système de marchandising dicte les règles de la joie. En ce jour de St Valentin, consommez et il les marque de façon à ce que l'on puisse être contre la vertue. Un jour pour parler d'amour ...! Ainsi les couples dont la relation bat de l'aile se sentent encore plus misérables et ceux qui sont seuls encore plus seuls. Il est important de voir le jeu du marchand derrière la vertue... Pour vous "changer" les idées justement, en ce matin de St-Valentin...
Pour moi, la pensée est un outil. Etre au service de l'outil ...
Les débats de la pensée, que l'on les mène seul ou en groupe sont comme une drogue. Ils ont plus d'effets secondaires que de bénéfices.
Il est vrai que je choisis pas les aléas de la vie comme tu dis. En fait, je considère que la seule chose que je choisis c'est la façon dont je les vis.
Il ne s'agit pas de maitriser le cours de la pensée, il ne s'agit pas de l'aligner en A +B, ni en logique, ni en étape, ni en phase. Il ne s'agit pas de convaincre, il ne s'agit pas de démontrer.
Il s'agit de maitriser la pensée. Pas son cours, l'objet lui même.
Il ne s'agit de convaincre mais bien de vivre. Il y a ici une difficultée supplémentaire. Comme le chemin n'est pas celui de la pensée, ceux qui vous approche vous demande le chemin de votre pensée... Hors les mots manquent ...
Il ne s'agit pas non plus de croire... et me voilà encore prise en plein coeur du manque de mots...
"Ces chaînes de pensées et de sentiments ne cessent de se transformer, comme les nuages déformés par le vent, mais nous leur prêtons néanmoins une grande importance...Dès que vous reconnaîtrez la vacuité des pensées, elles perdront le pouvoir de vous égarer." Dilgo Khyentsé.
Je connais la drogue de celui qui suit les nuages. J'en connais la joie, j'en connais la souffrance. Plus j'y renonce, plus je perds la voix. Mais je continue d'y renoncer car quelque chose que je ne peux expliquer m'habite depuis et c'est une joie plus ancrée dans ma peau. Une sorte de joie à la Henri Salvator, une sorte de joie qui n'en fini plus de s'étonner d'être là chaque matin. Une sorte de joie qui considère la pensée comme le grand plaisir qu'est aussi une belle relation sexuelle. Un outil pour communiquer, pour toucher l'autre, pour être touchée mais qui n'est plus maintenant une manière d'être, de vivre. Chaque fois comme maintenant ou j'essaie de m'en servir (car je n'ai ici que les mots) pour vous joindre, j'ai l'impression de tenter de creuser un tunnel sous le fleuve avec une cuillière à thé.
Il n'y a plus que ce que je Suis qui peut ou ne peut pas joindre l'autre. Rien de ce que je dis, rien de ce que je pense.
A tous une belle journée
Jeanne x x x
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